16 jan 2010

Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

18 déc 2009

L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

07 nov 2009

Carlos Manuel Rodriguez un stratège de l’environnement

p1070879-compCarlos Manuel Rodriguez a été ministre de l’environnement du Costa Rica entre 2002 et 2006 et a été au préalable, comme collaborateur gouvernemental, un des acteurs majeurs de la mise en place de la politique environnementale de cet état d’Amérique qui a une superficie un peu supérieure à la région Rhône Alpes. Carlos Manuel a réussi à convaincre son gouvernement de mettre en place un programme de paiement des services environnementaux (Pago por Servicios Ambientales) aux propriétaires et exploitants de terres privés. 4 services ont été identifiés:  la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les services hydrologiques, la beauté visuelle et la biodiversité. La rémunération de ces services est financé en majeure partie par une taxe sur les combustibles fossiles.

Carlos Manuel Rodigues est un visionnaire qui a compris que la conservation pouvait servir de stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté. La reforestation du Costa Rica est aujourd’hui une réussite qui fait des émules dans le monde. La voie qu’il a contribué à ouvrir est un formidable exemple qui nous démontre que se battre pour un monde différent, plus respectueux des équilibres homme - nature - économie est non seulement utile mais aussi rentable.

02 nov 2009

Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

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01 oct 2009

Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

16 juil 2009

Pour une esthétique de l’entreprise

Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie. Lire la suite »

29 juin 2009

Winston Churchill, un stratège déterminé

Lorsque la seconde guerre mondiale est dans sa phase la plus obscure, l’évacuation des troupes anglaises par le port de Dunkerque, Churchill continue à penser à la victoire. Pas un seul jour il n’oublie de se rappeler le sens de son action, sauver son pays et exterminer le nazisme.  Et les valeurs, que l’on retrouve dans le pacte d’Atlantique, sont en permamence actives, et la plus forte d’entre elles, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout le reste n’est que moyen. Pour Churchill, la guerre n’est pas un pari, c’est la recherche systématique de la supériorité sur l’ennemi et sur le long terme. Churchill est un stratége sur la durée. Il l’a été pour petit à petit amener les américains à s’engager même si Pearl Harbour l’a bien aidé ! Son erreur qui est probablement son défaut, sa naïveté face à la détermination des Russes à profiter de la guerre pour étendre leur emprise, ce qu’ils ont réussi, Churchill n’ayant pu que sauver la Grèce de l’emprise russe !

Un grand homme, que l’on admire et qui a tant fait pour la liberté !

25 juin 2009

Des entreprises nous inspirent

Si nous prenons une posture de marketer, nous ne pouvons qu’avoir une grande admiration pour NESPRESSO. Pour un concept, c’est un concept : la combinaison de cafés de première qualité, de machines de haute technologie et d’un service client dévoué. C’est du beau marketing, nickel, propre sur lui, …

Il y manque qu’un chose, mais elle est de taille, c’est que ce projet n’intègre pas du tout la notion d’éco-conception, de réduction des déchets … Ca fait un peu comme le 4 X 4 en ville ! Rutilant, mais indécent ! Dommage !

Vivement qu’ils corrigent cela !

la notion de réduction des déchets et d’éco-conception.

la notion de réduction des déchets et d’éco-conception.

25 juin 2009

De grands hommes nous ont inspirés

“Cette crise passera comme les autres, les grand hommes resteront”. C’est l’intemporalité du héros; c’est l’intemporalité aussi de l’art, de la découverte sciencifique majeure. Avoir à l’esprit de grands hommes que l’on admire c’est une émotion positive : se détourner du quotidien, des “bruits du monde” et rechercher ailleurs un sens qui la transcende est une gestion de l’attention que chacun peut s’offrir.

C’est ce que je crois.

C’est ce qui est connu comme un schéma cognitif qui permet de dépasser les émotions négatives quand elles prennent un peut trop de place.

C’est ce qui donne un sens au dépassement de soi !

C’est en cela que JFK, Fosbury, Vermeer nous inspirent. Mais aussi Leonard de Vinci, Muhammad Youssuf, Gandi, Steve Jobs, Churchill, Théodore Monod, …

21 juin 2009

En 2010, le volume d’informations disponibles doublera toutes les 11 heures

Je viens de lire cette phrase dans une pub d’IBM sur le quotidien Le Monde - samedi 20 juin page 11. J’ai du mal à le croire, et quand j’y réfléchis, que j’intègre les milliard d’individus, les milliards d’appareils, les milliards de capteurs de toutes sortes, de caméras, je l’accepte ! En même temps ça arrange bien IBM cette affaire !

Cette société de l’information va changer le monde, notre façon d’interagir les uns avec les autres, notre façon de faire des affaires. Celui qui aura accès aux réseaux d’information sera riche, celui qui n’y sera pas sera pauvre. Ce sera l’accès à l’intelligence, au pouvoir, au capital intellectuel, à l’expertise.

Cette révolution de l’ère de l’information est en marche, est-on vraiment préparé à monter dans le train ? Comment suis-je en prise avec le monde, quel est le degré d’intelligence et d’ouverture de mes réseaux, comment mon entreprise se prépare-t-elle à cela ? 

Ce monde d’aujourd’hui est vraiment fascinant, riche, sans limite, … Intéressant non ?

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