Le changement ne se décrète pas, c’est un combat au quotidien contre l’inertie du système que l’on dirige, souvent appelé le quotidien : “le quotidien a repris le dessus” ; “on a été aspirés par le quotidien” ; “la dictature du quotidien” ; les expressions ne manquent pas.
Ce mercredi entreprise du nord de la France, je viens revoir les dirigeants. La dernière fois, c’était il y a 2 mois ½. Alors qu’avez-vous fait depuis ? « Rien ! » et d’ajouter « cette réunion des cadres et commerciaux devait être une réunion de lancement, de démarrage, c’est devenu une réunion d’arrivée, de fin ; rien ne s’est produit depuis ! ».
Et oui le changement ne se décrète pas, être dirigeant c’est faire qu’il se réalise !
Pourquoi donc ces dirigeants jeunes, enthousiastes, n’ont-ils pas avancé ?
« Happés par le quotidien » me disent-ils ?
Je les crois à moitié !
Je crois surtout que c’est une question de clarté, volonté, de priorité et d’organisation.
D’abord, j’ai compris qu’ils ne voient pas encore très clairement comment faire, par quoi commencer, comment s’y prendre.
Une fois ce point clarifié, sous forme par exemple d’un tableau d’actions échelonnées dans le temps, il s’agit de décider de la faire ; de se mettre à bouger.
Ensuite il faut changer son organisation, l’agenda du dirigeant, et réserver au minimum 20% de son temps à ce projet de changement.
Enfin il faut trouver les relais, les collaborateurs, les partenaires extérieurs, les budgets, et clarifier les missions et résultats à atteindre par les uns et des autres.
Tout cela peut être réglé en une semaine !
Dans le cas de mon entreprise du Nord de la France, ça ne s’et pas produit !
Hé chef ! Pour changer, il faut se bouger !