Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie.
L’entreprise est une oeuvre. Réalisée par des femmes et des hommes réunis autour de valeurs partagées et mobilisés pour agir ensemble. La finalité de cette action va au delà de la simple production d’un bien ou d’un service pour des clients à la recherche de l’assouvissement d’un besoin au prix le plus bas possible.
La finalité de l’entreprise, de l’oeuvre, c’est le bien pour les hommes, le bien pour la planète qui est menacée. Au coeur des valeurs de cette entreprise, doit donc être la beauté, l’amour, l’écologie, la santé, …. C’est cela le fond du développement durable.
Mon rôle de stratège, c’est de montrer la voie aux dirigeants et de les aider à transformer leurs entreprises et leur permettre ainsi d’accéder à la nouvelle donne économique gagnante du XXIè siècle. Ce nouveau modèle repose sur ces valeurs, cette vision esthétique. C’est pour cela que nous créons des entreprises concepts: des entreprises qui font le pari de ces valeurs, qui les incarnent au plus profond d’elles mêmes, dans la marque, les produits, le management, … Et qui diffusent, qui transpirent, qui rayonnent, … et qui conquièrent ainsi davantage de valeur !