L'auteur: Henri Bouillot

Présent dans la filière depuis plus de 15 ans, il est l’un des fondateurs de Triesse.

Mon métier de consultant en stratégie

Mon métier consiste à :

  • être auprès du dirigeant pour diagnostiquer et analyser les situations,
  • l’éclairer sur les stratégies possibles,
  • accompagner ses prises de décision,
  • apporter des méthodes et un appui extérieur pour mettre en œuvre la stratégie retenue.

Mes clients

Mes clients sont des entreprises fournisseurs de l’agriculture (engrais, semences, phyto, …), des producteurs, des grossistes et importateurs. Il s’agit tout aussi bien de groupes familiaux que de filiales de groupes internationaux.

Mes qualités reconnues :

Stratège, rapide, rationnel, méthodologique, intuitif, conceptue

Ses articles :

Sans leadership, point de valeur ajoutée !

Voilà des années que je confronte la notion de leadership aux nombreuses situations d’entreprises que je rencontre. Et plus ça va, plus le leadership explique, pour moi, le succès de telle ou telle entreprise … et l’absence de leadership l’échec de telle ou telle autre ! Et pourtant je sens que cette notion ne rencontre pas écho auprès de la plupart de mes interlocuteurs chefs d’entreprise, partenaires ou collaborateurs. Je vais donc tenter ici de clarifier ma pensée.

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Développer la vision de l’entreprise non violente

Voilà plus d’un an qu’avec une amie coach, nous avons pris l’initiative de réunir des dirigeants, des universitaires et des spécialistes de la santé au travail de la région lyonnaise pour échanger sur l’entreprise non violente. Nous voulons ainsi initier l’émergence de nouvelles formes d’organisations soucieuses d’allier performance et non violence.

Beaucoup a été écrit sur la violence dans l’entreprise. Moi ce qui m’anime dans cette démarche, c’est de mettre en oeuvre une vision. C’est à dire le rêve que demain, existeront des entreprises et des organisations qui revendiqueront une approche non violente de leurs pratiques; j’espère qu’il en existe déjà beaucoup ! C’est aussi le rêve qu’après demain, existeront des filières qui revendiqueront une approche non violente de leurs interrelations fournisseur - client. Il s’agit donc de dépasser les constats faits sur la violence pour agir au profit d’une vision … et dans vision on a toujours une forme d’utopie et de naïveté, et c’est bien ainsi, c’est ce qui fait avancer le monde !

Cette vision étant posée, tout reste à faire et surtout à se mettre en route en veillant aux embuches: récupération, banalisation, idéologisation, intellectualisation, court termisme… J’ai 2 enjeux dans cette démarche Lire la suite »

Avoir un Directeur Général à la hauteur des enjeux !

 Je suis de plus en plus confronté à des situations de blocage des entreprises par le haut. De fait comme 99% des entreprises ont une structure hiérarchique, si l’entreprise est bloquée, ce ne peut être que par le haut ! Le bas n’en a, sauf exception, pas le pouvoir ! Mon raisonnement m’amène donc rapidement à la conclusion que si les entreprises sont dans une impasse stratégique, c’est d’abord du aux dirigeants qui sont à leur tête, et je pense en particulier aux directeurs généraux.

 

Les profils des Directeurs généraux dont les entreprises ont besoin a profondément changé depuis 10 ans. Faute d’avoir anticipé ou géré ce changement, avec à leur tête un Directeur d’ancien style, certaines entreprises décrochent de leur marché, par manque d’adaptation au monde tel qu’il est aujourd’hui.

 

Schématiquement je vois 3 façons de gérer cela Lire la suite »

Meilleurs voeux 2011 à tous les entrepreneurs de la terre … et des hommes

En ce début de 2011, nos pensées vont à ceux qui entreprennent et partagent cette passion, au point de penser qu’entreprendre est le plus beau métier du monde. Nécessaire à la vie. Nécessaire aux hommes à leur bien être, à leur santé, à leur besoin d’évasion et de loisirs, à leur rémunération, … Nécessaire à l’économie, à la création sans cesse renouvelée de la valeur, à la dynamisation des échanges qui créent les richesses, à la valeur ajoutée qui permet le développement des emplois, à la juste rentabilité qui assure la pérennité de l’entreprise et des services qu’elle rend à ses parties prenantes. Et de plus en plus nécessaire à la planète, notre écosystème fermé, qui va appeler les initiatives des entrepreneurs à contribuer à sa restauration et plus simplement à stopper sa dégradation. A ce sujet, je recommande cette “eco-sphere”, qui reproduit dans une sphère de 20 cm de diamètre, un écosystème en équilibre presque parfait. Chaque jour vous avez sous les yeux une représentation de la fragilité du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes ces crevettes dépendantes de l’équilibre de cette bulle.

Etre entrepreneur, c’est croire dans le futur, un futur meilleur. C’est être convaincu qu’on peut agir sur le futur, que l’on peut même le provoquer, modifier la donne en faveur de son offre. Aussi plus cette offre visera au bien vivre des hommes, à la restuaration de l’équilibre entre nous et notre écosystème, plus entreprendre aura du sens. Et c’est aussi ainsi que nous donnerons aux générations montantes le goût de ce beau métier; j’allais dire de cette vocation.

Je souhaite donc à tous les entrepreneurs, de trouver en 2011, encore plus de sens dans l’oeuvre qu’ils bâtissent avec leurs collaborateurs, leurs clients, leurs fournisseurs, … Et je le fais en mon nom propre, et je sais pouvoir le faire aussi, au nom de tous les collaborateurs du groupe Triesse que je préside.

Henri BOUILLOT

Toute entreprise est concernée par un ou des éco-systèmes

 Au delà de la simple défense de la biodiversité, nécessaire au maintien des équilibres biologiques de notre planète, l’entreprise va devoir rapidement comprendre en quoi elle est dépendante des éco systèmes terrestres et en quoi elle impacte sur eux.

Nous ne pourrons pas longtemps vivre comme nous le faisons aujourd’hui en surexploitant les ressources de la planète sans souci de leur renouvellement. Ce qui arrive aux stocks de poisson en mer est proprement édifiant, des centaines d’espèces sont en deça du seuil de renouvellement ! Et je comprends que si j’ai un bâteau de pêche, mon souci est d’assurer la survie de mon activité; alors je me bats à tout prix, quelqu’en soit le prix écologique. Je vois bien que c’est absurde à l’échelle collective, mais n’ayant pas de modèle personnel nouveau, je baisse la tête et je me bats contre !

Alors que s’il y a un combat à mener, c’est “le combat pour”; pour que mon activité soit regénératrice de capital écologique; pour que mon activité n’utilise que des ressources renouvelées;  pour que dans ma boîte, les collaborateurs marchent la tête haute, fiers du modèle “citoyen du monde” de leur entreprise; pour que je ressente un jour, moi patron de cette entreprise, ce que Camus nomme comme ”ce moment d’harmonie entre l’homme et la nature, comme si le monde entier nous souriait !”

Je sais que les responsables économiques ont besoin d’arguments plus tangibles que ces propos de doux rêveur ! Mais j’ai cette tendance de plutôt fonctionner en “comment je peux agir et inventer le futur” qu’en “quels sont les risques si je ne bouge pas”. Donc arrêtons nous une minute sur les risques que court une entreprise agro alimentaire à ne pas se soucier de son impact et de ses dépendances aux éco systèmes qui l’entourent. On l’a vu dans le cas de la pêche, Lire la suite »

A l’heure de l’arrivée de l’Iso 26.000, bien être et qualité de vie dans l’entreprise sont-ils des vrais enjeux pour la performance économique de l’entreprise ?

J’étais hier à une conférence où intervenaient un entrepreneur du bio et la CARSAT, nouveau nom de la CRAM. Nous y avons naturellement parlé de la place de l’homme dans l’entreprise et en particulier de qualité de vie et de bien être au travail. J’y ai croisé des entrepreneurs et en particulier une femme d’une tonicité hors du commun qui dirige une usine textile d’un groupe de luxe. Ce qui m’ frappé, c’est combien cette question de la qualité de vie est aisément mise en avant par les dirigeants des métiers où il existe des marges de manoeuvre importantes (filière de distribution du bio, industrie du luxe); je dis cela face aux métiers de l’agro alimentaire fournisseur de la grande distribution dans lesquels Triesse opère en grande majorité.

Même si je suis convaincu que bien être et qualité de vie au travail doivent constituer des enjeux pour tout entrepreneur se revendiquant du développement durable, j’ai du mal à établir un bénéfice économique évident entre bien être au travail et performance économique de l’entreprise. En écoutant ces 2 témoignages hier, je perçois que dans ces 2 cas, qualité de vie nécessite d’avoir du temps, de ne pas avoir de pression excessive: dans l’entreprise textile, les couturières sont formées durant 2 ans en contrat d’alternance, ce qui est considérable; quel temps donné à l’apprentissage du métier ! Dans l’entreprise bio, les cadences sont manifestement moins fortes que dans des produits à moindre valeur ajoutée; l’ambiance était davantage une ambiance artisanale qu’industrielle. Plus aisé pour leurs dirigeants de parler de qualité de vie !

Un des cadres dirigeant de la CARSAT qui était présent nous a décrit une situation noire de la santé au travail: certes les accidents du travail diminuent, mais les cas de détérioration de la santé par le travail sont en augmentation très forte (au desssus de 10% par an); il s’agit de troubles musculo squelettiques, stress, usure prématurée, …. Le travail devrait être créateur de santé, il en est dégradateur ! L’agroalimentaire a beaucoup à faire en la matière, par la nature même de son activité primaire et secondaire et du fait de sa destination principale, les centrales d’achat de la grande distribution et la pression qui en résulte. Et il n’y a rien à attendre en terme de valeur ajoutée court terme d’une politique d’entreprise volontariste en la matière: l’entreprise ne vendra pas plus cher,  ne fera pas de gain immédiat de productivité ou rentabilité ?

Je vois un certain nombre de pistes à explorer, plus ou moins exploitables selon le contexte de l’entreprise.

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Les mots de la vitalité pour que votre entreprise ne vous fasse pas le coup de la belle au bois dormant !

Jour après jour je constate combien la période actuelle est impitoyable pour les entreprises qui se sont endormies. Je vois cette sanction du marché s’accélérer. Plusieurs entreprises récemment rencontrées, que je voyais de l’extérieur confortablement installées dans le succès, se sont avérées être entrées dans le cercle vicieux du déclin.

Souvent les dirigeants prennent conscience que quelque chose ne va plus lorsque les résultats ne sont plus au rendez vous, quand ce n’est pas plus grave ! Il est bien évident que les résultats sont la conséquence de négligences plus en amont dans le temps et au sein de l’organisation.

 

Il y a 10 ans, une entreprise endormie pouvait résister, les clients étaient plus fidèles, les consommateurs plus constants, la compétition moins internationale, les concurrents pas forcément plus vifs. En 2010, tout a changé, le marché sanctionne beaucoup plus rapidement les assoupissements ! Même plus le temps de faire la sieste !

 

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Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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L’entreprise n’a pas d’âme, elle a une culture

L’entreprise n’est pas une personne, aussi “personne morale” soit-elle ! Elles est constituée de personnes qui ont, chacune, des principes conscients et inconscients qui conditionnent leur façon d’agir. Et parmi ces personnes, certaines vont davantage  que d’autres influer sur l’entreprise et ainsi créer ce qu’on peut appeler la culture de l’entreprise; il s’agit le plus souvent du créateur (Steve JOBS chez APPLE, Gérard MULLIEZ chez AUCHAN) ou le dirigeant visionnaire qui a su donner une nouvelle dimension à l’entreprise (Sir LINSAY OWEN-JONES chez LOREAL). Ces impulsions données par ces leaders sont tellement puissantes qu’elles s’inscrivent comme l’ADN de l’entreprise, inscrites pour longtemps en elle et influançant son fonctionement : mythes, modes de raisonnement, types de décision, modèle économique, acceptation d’un certain leadership, …

 Alors quand on dit “cette entreprise a une âme”, ce n’est pas de l’ame de l’entreprise dont on parle, mais de l’âme, du coeur des personnes qui ont marqué l’histoire de cette entreprise et qui ont, succès après succès, échec après échec, marqué la culture de l’entreprise.

J’aime partir à la découverte de cette culture d’entreprise, entendre son histoire, les exploits réalisés, les drames qu’elle a vécu et la façon dont elle a rebondi. Je trouve magnifique la passion de certains pour leur entreprise; parcequ’année après année, ils y ont mis leur temps, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, elle est devenue partie d’eux mêmes. On comprend comment dans ces entreprises passion, la rencontre entre un capitalisme qui instrumentalise l’entreprise et un capitalisme par et pour les hommes peut être perçu comme vilotent !

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