En 2010, le volume d’informations disponibles doublera toutes les 11 heures

Je viens de lire cette phrase dans une pub d’IBM sur le quotidien Le Monde - samedi 20 juin page 11. J’ai du mal à le croire, et quand j’y réfléchis, que j’intègre les milliard d’individus, les milliards d’appareils, les milliards de capteurs de toutes sortes, de caméras, je l’accepte ! En même temps ça arrange bien IBM cette affaire !

Cette société de l’information va changer le monde, notre façon d’interagir les uns avec les autres, notre façon de faire des affaires. Celui qui aura accès aux réseaux d’information sera riche, celui qui n’y sera pas sera pauvre. Ce sera l’accès à l’intelligence, au pouvoir, au capital intellectuel, à l’expertise.

Cette révolution de l’ère de l’information est en marche, est-on vraiment préparé à monter dans le train ? Comment suis-je en prise avec le monde, quel est le degré d’intelligence et d’ouverture de mes réseaux, comment mon entreprise se prépare-t-elle à cela ? 

Ce monde d’aujourd’hui est vraiment fascinant, riche, sans limite, … Intéressant non ?

De la transcendance dans le marketing

Pour César, dans la guerre des Gaules, transcendere signifiait “aller au delà”, “franchir les Alpes. La philosophie ne cesse de s’emparer du mot et de le revisiter. Pour Kant l’objet ou le sujet transcendant dépasse les bornes de l’expérience possible, c’est planant, exorbitant. La vision humaniste de la transcendance de Sartre me va bien: ”l’homme est constamment hors de lui-même et c’est en se projetant (…) hors de lui qu’il fait exister l’homme. C’est en poursuivant des buts transcendants qu’il peut exister”.

sans-titre2Pi, est un nombre transcendant ! Il est fascinant et au sens mathématique non algébrique, irrationnel.

Je prie d’excuser les puristes, j’ai conscience du solécisme, de redescendre tant de “sens” au niveau du marketing. Mais le marketing a besoin de s’élever et pour cela il est nécessaire de lui redonner un sens humaniste. Le marketing est vécu aujourd’hui par les jeunes comme l’école du mensonge. De mon point de vue il doit être l’école de l’humanisme: savoir écouter les hommes, se mettre à leur service, répondre à leurs besoins,être humble car souvent imparfait dans ses réponses, …

Et le marketing doit dans ce sens permettre à l’homme de se dépasser, de trouver du sens, de se transcender, d’exister plus et mieux.  C’est ainsi que l’humanisme sera la principe central du marketing.

Le faire c’est bien, le dire avec les bons mots c’est mieux

p1050535-allege1L’avancée rapide des entrepreneurs vers le développement durable a avantage à s’accompagner d’une communication pertinente. Il faut donc avoir les mots pour le dire, et surtout savoir ce qui parle aux français quant on leur parle d’un avantage produit ou d’un pratique meilleure. Eau, déchets, réduction ou maîtrise de la consommation sont des clés quand on évoque une action personnelle en faveur du développement durable. Coopération modiale, pollueur/payeur, emplois vert sont quelques clés d’un langage tourné vers des actions globables des états ou des ONG.

De mon point de vue, l’entreprise peut avoir avantage à distinguer ces 2 situations: le discours produit qui puisera dans les mots d’action personnelle, le discours institutionnel qui le fera à partir d’un registre de mots associés àune dimension plus globale.

A l’inverse, un certain nombre de mots s’opposent à l’espoir d’un monde meilleur : transport par camion, 4X4, capitalisme, OGM, consommation de pétrole, …

Ces éléments sont issus d’une récente étude de Médiascopie qui explicite les mots qui, pour les français de toutes catégories socioprofessionnelles, décrivent leur vision d’un monde meilleur.

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