Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

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Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

Pour une esthétique de l’entreprise

Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie. Lire la suite »

Pourquoi Triesse met le développement durable au cœur de sa vision ?

 Parce que les règles du jeu du marché sont en train de changer à toute allure et que les engagements développement durable des entreprises et des produits sont devenus clés dans les choix des décideurs, des acheteurs, des partenaires.

Pour nous à Triesse, il est tout à fait clair qu’une entreprise non engagée dans cette mutation verte n’aura de futur que dans le moins disant et le prix bas.

Mutation verte est restrictif, puisque de notre point de vue c’est également une révolution du management, une révolution des valeurs. La crise amplifie ces effets, les accélère et fragilise tous les acteurs qui passent à côté.

 

Alors …

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L’ADN de Triesse

 

Triesse est une communauté créatrice de futur ; de femmes et d’hommes qui partagent des valeurs et le sens  de l’équipe. Des femmes et des hommes qui combinent leurs expériences, leurs intelligences complémentaires, leurs expertises pointues,  pour aider les entrepreneurs à inventer l’entreprise de demain.

 

Triesse c’est une nouvelle façon de voir le monde de demain en couleur : vert comme la croissance du même nom, orange comme l’homme enthousiaste et conquérant d’un monde changeant et toujours plus ouvert, bleu comme la ligne d’horizon à long terme, la réussite future qui donne du sens à mes actions.

 

Triesse c’est l’homme, le dirigeant, Lire la suite »

Le faire c’est bien, le dire avec les bons mots c’est mieux

p1050535-allege1L’avancée rapide des entrepreneurs vers le développement durable a avantage à s’accompagner d’une communication pertinente. Il faut donc avoir les mots pour le dire, et surtout savoir ce qui parle aux français quant on leur parle d’un avantage produit ou d’un pratique meilleure. Eau, déchets, réduction ou maîtrise de la consommation sont des clés quand on évoque une action personnelle en faveur du développement durable. Coopération modiale, pollueur/payeur, emplois vert sont quelques clés d’un langage tourné vers des actions globables des états ou des ONG.

De mon point de vue, l’entreprise peut avoir avantage à distinguer ces 2 situations: le discours produit qui puisera dans les mots d’action personnelle, le discours institutionnel qui le fera à partir d’un registre de mots associés àune dimension plus globale.

A l’inverse, un certain nombre de mots s’opposent à l’espoir d’un monde meilleur : transport par camion, 4X4, capitalisme, OGM, consommation de pétrole, …

Ces éléments sont issus d’une récente étude de Médiascopie qui explicite les mots qui, pour les français de toutes catégories socioprofessionnelles, décrivent leur vision d’un monde meilleur.

Le vrai enjeu de l’innovation : transcender l’entreprise

La crise actuelle est pour nombre d’entrepreneurs l’occasion de revisiter sa stratégie, son positionnement, mettre en place les conditions de son succès futur. Quand les plus faibles n’auront malheureusement pas résisté à la tourmente actuelle, une seconde bataille va s’engager, celle de la nouvelle économie, du développement durable. L’économie se prépare à se transformer en profondeur: sur le plan des valeurs qui vont être plus éthiques, plus respect, plus féminines, plus sociales, plus valeur vraie par opposition au bling bling, plus solidarité, …; sur le plan des modèles économiques qui vont être orientés client plus que produit, alliances plus que acquisition, gestion de l’information plus que logistique pure, ….; enfin sur le plan des enjeux qui seront zéro carbone, empreinte écologique nulle, éco efficience, solutions biologiques plus que chimiques, …ecoefficience1

Notre rôle de conseil en stratégie évolue donc vers un rôle de visionnaire de cette nouvelle économie et nos actions doivent viser non pas à seulement orienter le dirigeant, mais à accentuer les innovations, à les pousser à bout, pour qu’elles transcendent l’entreprise et la mettent en position de force sur ces nouveaux territoires, dans ce nouveau référentiel.

C’est ce à quoi je m’emploie, nous nous employons à Triesse. Notre nouveau logo qui sera officialisé dans un mois, notre nouvelle plaquette d’entreprise, seront porteurs de cette vision.

Les outils d’évaluation des impacts environnementaux se déclinent dans l’agriculture ?

C’est en tout cas le sens d’un article de Actu-Environnement daté du 29 janvier dernier (www.actu-environnement.com/ae/news/acv_agriculture6619.php4).

L’auteur fait référence à l’Analyse de Cycle de Vie, méthodologie extrêmement lourde à mettre en œuvre. Cette méthode est appliquée par l’INRA sur des entreprises de production laitière de Bretagne depuis 2003. Les premiers résultats commencent à être diffusés. Malgré son caractère systématique, cette méthode ne prendre pas en compte la biodiversité, le stockage du carbone dans le sol, l’écotoxicité des phytosanitaires…

D’autre part l’ADEME nous annonce depuis un an et demi l’arrivée d’un bilan carbone adapté aux filières agricoles. Cet outil ne sera pas disponible avant de nombreux mois.

En conclusion, nous sommes encore loin d’un outil de diagnostic développement durable complet et utilisable par les entreprises des filières agricoles.

Un tel outil serait pourtant bien nécessaire pour communiquer avec pertinence en direction de la société civile. Les entreprises qui s’engagent en faveur du développement durable ont, plus que jamais, besoin de faire valoir leurs efforts auprès de leurs clients et des consommateurs.  

est-il encore possible d’influer nos législateurs?

Le sénat constitue le dernier rempart contre l’ intransigeance des écologistes et ONG qui ne tiennent que trop rarement compte des contraintes de production. Le Sénat reste semble-t-il à l’écoute des professionnels de leur région…c’est plutôt sain et souligne l’importance des actions d’information et de lobbying pour défendre une profession et des filières menacées
 

 

 

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