L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

En 2010, le volume d’informations disponibles doublera toutes les 11 heures

Je viens de lire cette phrase dans une pub d’IBM sur le quotidien Le Monde - samedi 20 juin page 11. J’ai du mal à le croire, et quand j’y réfléchis, que j’intègre les milliard d’individus, les milliards d’appareils, les milliards de capteurs de toutes sortes, de caméras, je l’accepte ! En même temps ça arrange bien IBM cette affaire !

Cette société de l’information va changer le monde, notre façon d’interagir les uns avec les autres, notre façon de faire des affaires. Celui qui aura accès aux réseaux d’information sera riche, celui qui n’y sera pas sera pauvre. Ce sera l’accès à l’intelligence, au pouvoir, au capital intellectuel, à l’expertise.

Cette révolution de l’ère de l’information est en marche, est-on vraiment préparé à monter dans le train ? Comment suis-je en prise avec le monde, quel est le degré d’intelligence et d’ouverture de mes réseaux, comment mon entreprise se prépare-t-elle à cela ? 

Ce monde d’aujourd’hui est vraiment fascinant, riche, sans limite, … Intéressant non ?

Pourquoi Triesse met le développement durable au cœur de sa vision ?

 Parce que les règles du jeu du marché sont en train de changer à toute allure et que les engagements développement durable des entreprises et des produits sont devenus clés dans les choix des décideurs, des acheteurs, des partenaires.

Pour nous à Triesse, il est tout à fait clair qu’une entreprise non engagée dans cette mutation verte n’aura de futur que dans le moins disant et le prix bas.

Mutation verte est restrictif, puisque de notre point de vue c’est également une révolution du management, une révolution des valeurs. La crise amplifie ces effets, les accélère et fragilise tous les acteurs qui passent à côté.

 

Alors …

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L’ADN de Triesse

 

Triesse est une communauté créatrice de futur ; de femmes et d’hommes qui partagent des valeurs et le sens  de l’équipe. Des femmes et des hommes qui combinent leurs expériences, leurs intelligences complémentaires, leurs expertises pointues,  pour aider les entrepreneurs à inventer l’entreprise de demain.

 

Triesse c’est une nouvelle façon de voir le monde de demain en couleur : vert comme la croissance du même nom, orange comme l’homme enthousiaste et conquérant d’un monde changeant et toujours plus ouvert, bleu comme la ligne d’horizon à long terme, la réussite future qui donne du sens à mes actions.

 

Triesse c’est l’homme, le dirigeant, Lire la suite »

De la transcendance dans le marketing

Pour César, dans la guerre des Gaules, transcendere signifiait “aller au delà”, “franchir les Alpes. La philosophie ne cesse de s’emparer du mot et de le revisiter. Pour Kant l’objet ou le sujet transcendant dépasse les bornes de l’expérience possible, c’est planant, exorbitant. La vision humaniste de la transcendance de Sartre me va bien: ”l’homme est constamment hors de lui-même et c’est en se projetant (…) hors de lui qu’il fait exister l’homme. C’est en poursuivant des buts transcendants qu’il peut exister”.

sans-titre2Pi, est un nombre transcendant ! Il est fascinant et au sens mathématique non algébrique, irrationnel.

Je prie d’excuser les puristes, j’ai conscience du solécisme, de redescendre tant de “sens” au niveau du marketing. Mais le marketing a besoin de s’élever et pour cela il est nécessaire de lui redonner un sens humaniste. Le marketing est vécu aujourd’hui par les jeunes comme l’école du mensonge. De mon point de vue il doit être l’école de l’humanisme: savoir écouter les hommes, se mettre à leur service, répondre à leurs besoins,être humble car souvent imparfait dans ses réponses, …

Et le marketing doit dans ce sens permettre à l’homme de se dépasser, de trouver du sens, de se transcender, d’exister plus et mieux.  C’est ainsi que l’humanisme sera la principe central du marketing.

Le vrai enjeu de l’innovation : transcender l’entreprise

La crise actuelle est pour nombre d’entrepreneurs l’occasion de revisiter sa stratégie, son positionnement, mettre en place les conditions de son succès futur. Quand les plus faibles n’auront malheureusement pas résisté à la tourmente actuelle, une seconde bataille va s’engager, celle de la nouvelle économie, du développement durable. L’économie se prépare à se transformer en profondeur: sur le plan des valeurs qui vont être plus éthiques, plus respect, plus féminines, plus sociales, plus valeur vraie par opposition au bling bling, plus solidarité, …; sur le plan des modèles économiques qui vont être orientés client plus que produit, alliances plus que acquisition, gestion de l’information plus que logistique pure, ….; enfin sur le plan des enjeux qui seront zéro carbone, empreinte écologique nulle, éco efficience, solutions biologiques plus que chimiques, …ecoefficience1

Notre rôle de conseil en stratégie évolue donc vers un rôle de visionnaire de cette nouvelle économie et nos actions doivent viser non pas à seulement orienter le dirigeant, mais à accentuer les innovations, à les pousser à bout, pour qu’elles transcendent l’entreprise et la mettent en position de force sur ces nouveaux territoires, dans ce nouveau référentiel.

C’est ce à quoi je m’emploie, nous nous employons à Triesse. Notre nouveau logo qui sera officialisé dans un mois, notre nouvelle plaquette d’entreprise, seront porteurs de cette vision.

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