Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.
Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.
Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE, notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.
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j’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.
Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.
Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.
Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »
Carlos Manuel Rodriguez a été ministre de l’environnement du Costa Rica entre 2002 et 2006 et a été au préalable, comme collaborateur gouvernemental, un des acteurs majeurs de la mise en place de la politique environnementale de cet état d’Amérique qui a une superficie un peu supérieure à la région Rhône Alpes. Carlos Manuel a réussi à convaincre son gouvernement de mettre en place un programme de paiement des services environnementaux (Pago por Servicios Ambientales) aux propriétaires et exploitants de terres privés. 4 services ont été identifiés: la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les services hydrologiques, la beauté visuelle et la biodiversité. La rémunération de ces services est financé en majeure partie par une taxe sur les combustibles fossiles.
Carlos Manuel Rodigues est un visionnaire qui a compris que la conservation pouvait servir de stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté. La reforestation du Costa Rica est aujourd’hui une réussite qui fait des émules dans le monde. La voie qu’il a contribué à ouvrir est un formidable exemple qui nous démontre que se battre pour un monde différent, plus respectueux des équilibres homme - nature - économie est non seulement utile mais aussi rentable.
By henri
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TaggéBilan Carbone, croissance, développement durable, gaz à effet de serre, Homme, leaders, modèle, réconciliation, société, valeur ajouté|
Lorsque la seconde guerre mondiale est dans sa phase la plus obscure, l’évacuation des troupes anglaises par le port de Dunkerque, Churchill continue à penser à la victoire. Pas un seul jour il n’oublie de se rappeler le sens de son action, sauver son pays et exterminer le nazisme. Et les valeurs, que l’on retrouve dans le pacte d’Atlantique, sont en permamence actives, et la plus forte d’entre elles, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout le reste n’est que moyen. Pour Churchill, la guerre n’est pas un pari, c’est la recherche systématique de la supériorité sur l’ennemi et sur le long terme. Churchill est un stratége sur la durée. Il l’a été pour petit à petit amener les américains à s’engager même si Pearl Harbour l’a bien aidé ! Son erreur qui est probablement son défaut, sa naïveté face à la détermination des Russes à profiter de la guerre pour étendre leur emprise, ce qu’ils ont réussi, Churchill n’ayant pu que sauver la Grèce de l’emprise russe !
Un grand homme, que l’on admire et qui a tant fait pour la liberté !
“Cette crise passera comme les autres, les grand hommes resteront”. C’est l’intemporalité du héros; c’est l’intemporalité aussi de l’art, de la découverte sciencifique majeure. Avoir à l’esprit de grands hommes que l’on admire c’est une émotion positive : se détourner du quotidien, des “bruits du monde” et rechercher ailleurs un sens qui la transcende est une gestion de l’attention que chacun peut s’offrir.
C’est ce que je crois.
C’est ce qui est connu comme un schéma cognitif qui permet de dépasser les émotions négatives quand elles prennent un peut trop de place.
C’est ce qui donne un sens au dépassement de soi !
C’est en cela que JFK, Fosbury, Vermeer nous inspirent. Mais aussi Leonard de Vinci, Muhammad Youssuf, Gandi, Steve Jobs, Churchill, Théodore Monod, …