Sans leadership, point de valeur ajoutée !

Voilà des années que je confronte la notion de leadership aux nombreuses situations d’entreprises que je rencontre. Et plus ça va, plus le leadership explique, pour moi, le succès de telle ou telle entreprise … et l’absence de leadership l’échec de telle ou telle autre ! Et pourtant je sens que cette notion ne rencontre pas écho auprès de la plupart de mes interlocuteurs chefs d’entreprise, partenaires ou collaborateurs. Je vais donc tenter ici de clarifier ma pensée.

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Développer la vision de l’entreprise non violente

Voilà plus d’un an qu’avec une amie coach, nous avons pris l’initiative de réunir des dirigeants, des universitaires et des spécialistes de la santé au travail de la région lyonnaise pour échanger sur l’entreprise non violente. Nous voulons ainsi initier l’émergence de nouvelles formes d’organisations soucieuses d’allier performance et non violence.

Beaucoup a été écrit sur la violence dans l’entreprise. Moi ce qui m’anime dans cette démarche, c’est de mettre en oeuvre une vision. C’est à dire le rêve que demain, existeront des entreprises et des organisations qui revendiqueront une approche non violente de leurs pratiques; j’espère qu’il en existe déjà beaucoup ! C’est aussi le rêve qu’après demain, existeront des filières qui revendiqueront une approche non violente de leurs interrelations fournisseur - client. Il s’agit donc de dépasser les constats faits sur la violence pour agir au profit d’une vision … et dans vision on a toujours une forme d’utopie et de naïveté, et c’est bien ainsi, c’est ce qui fait avancer le monde !

Cette vision étant posée, tout reste à faire et surtout à se mettre en route en veillant aux embuches: récupération, banalisation, idéologisation, intellectualisation, court termisme… J’ai 2 enjeux dans cette démarche Lire la suite »

Avoir un Directeur Général à la hauteur des enjeux !

 Je suis de plus en plus confronté à des situations de blocage des entreprises par le haut. De fait comme 99% des entreprises ont une structure hiérarchique, si l’entreprise est bloquée, ce ne peut être que par le haut ! Le bas n’en a, sauf exception, pas le pouvoir ! Mon raisonnement m’amène donc rapidement à la conclusion que si les entreprises sont dans une impasse stratégique, c’est d’abord du aux dirigeants qui sont à leur tête, et je pense en particulier aux directeurs généraux.

 

Les profils des Directeurs généraux dont les entreprises ont besoin a profondément changé depuis 10 ans. Faute d’avoir anticipé ou géré ce changement, avec à leur tête un Directeur d’ancien style, certaines entreprises décrochent de leur marché, par manque d’adaptation au monde tel qu’il est aujourd’hui.

 

Schématiquement je vois 3 façons de gérer cela Lire la suite »

A l’heure de l’arrivée de l’Iso 26.000, bien être et qualité de vie dans l’entreprise sont-ils des vrais enjeux pour la performance économique de l’entreprise ?

J’étais hier à une conférence où intervenaient un entrepreneur du bio et la CARSAT, nouveau nom de la CRAM. Nous y avons naturellement parlé de la place de l’homme dans l’entreprise et en particulier de qualité de vie et de bien être au travail. J’y ai croisé des entrepreneurs et en particulier une femme d’une tonicité hors du commun qui dirige une usine textile d’un groupe de luxe. Ce qui m’ frappé, c’est combien cette question de la qualité de vie est aisément mise en avant par les dirigeants des métiers où il existe des marges de manoeuvre importantes (filière de distribution du bio, industrie du luxe); je dis cela face aux métiers de l’agro alimentaire fournisseur de la grande distribution dans lesquels Triesse opère en grande majorité.

Même si je suis convaincu que bien être et qualité de vie au travail doivent constituer des enjeux pour tout entrepreneur se revendiquant du développement durable, j’ai du mal à établir un bénéfice économique évident entre bien être au travail et performance économique de l’entreprise. En écoutant ces 2 témoignages hier, je perçois que dans ces 2 cas, qualité de vie nécessite d’avoir du temps, de ne pas avoir de pression excessive: dans l’entreprise textile, les couturières sont formées durant 2 ans en contrat d’alternance, ce qui est considérable; quel temps donné à l’apprentissage du métier ! Dans l’entreprise bio, les cadences sont manifestement moins fortes que dans des produits à moindre valeur ajoutée; l’ambiance était davantage une ambiance artisanale qu’industrielle. Plus aisé pour leurs dirigeants de parler de qualité de vie !

Un des cadres dirigeant de la CARSAT qui était présent nous a décrit une situation noire de la santé au travail: certes les accidents du travail diminuent, mais les cas de détérioration de la santé par le travail sont en augmentation très forte (au desssus de 10% par an); il s’agit de troubles musculo squelettiques, stress, usure prématurée, …. Le travail devrait être créateur de santé, il en est dégradateur ! L’agroalimentaire a beaucoup à faire en la matière, par la nature même de son activité primaire et secondaire et du fait de sa destination principale, les centrales d’achat de la grande distribution et la pression qui en résulte. Et il n’y a rien à attendre en terme de valeur ajoutée court terme d’une politique d’entreprise volontariste en la matière: l’entreprise ne vendra pas plus cher,  ne fera pas de gain immédiat de productivité ou rentabilité ?

Je vois un certain nombre de pistes à explorer, plus ou moins exploitables selon le contexte de l’entreprise.

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Les mots de la vitalité pour que votre entreprise ne vous fasse pas le coup de la belle au bois dormant !

Jour après jour je constate combien la période actuelle est impitoyable pour les entreprises qui se sont endormies. Je vois cette sanction du marché s’accélérer. Plusieurs entreprises récemment rencontrées, que je voyais de l’extérieur confortablement installées dans le succès, se sont avérées être entrées dans le cercle vicieux du déclin.

Souvent les dirigeants prennent conscience que quelque chose ne va plus lorsque les résultats ne sont plus au rendez vous, quand ce n’est pas plus grave ! Il est bien évident que les résultats sont la conséquence de négligences plus en amont dans le temps et au sein de l’organisation.

 

Il y a 10 ans, une entreprise endormie pouvait résister, les clients étaient plus fidèles, les consommateurs plus constants, la compétition moins internationale, les concurrents pas forcément plus vifs. En 2010, tout a changé, le marché sanctionne beaucoup plus rapidement les assoupissements ! Même plus le temps de faire la sieste !

 

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Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

Carlos Manuel Rodriguez un stratège de l’environnement

p1070879-compCarlos Manuel Rodriguez a été ministre de l’environnement du Costa Rica entre 2002 et 2006 et a été au préalable, comme collaborateur gouvernemental, un des acteurs majeurs de la mise en place de la politique environnementale de cet état d’Amérique qui a une superficie un peu supérieure à la région Rhône Alpes. Carlos Manuel a réussi à convaincre son gouvernement de mettre en place un programme de paiement des services environnementaux (Pago por Servicios Ambientales) aux propriétaires et exploitants de terres privés. 4 services ont été identifiés:  la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les services hydrologiques, la beauté visuelle et la biodiversité. La rémunération de ces services est financé en majeure partie par une taxe sur les combustibles fossiles.

Carlos Manuel Rodigues est un visionnaire qui a compris que la conservation pouvait servir de stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté. La reforestation du Costa Rica est aujourd’hui une réussite qui fait des émules dans le monde. La voie qu’il a contribué à ouvrir est un formidable exemple qui nous démontre que se battre pour un monde différent, plus respectueux des équilibres homme - nature - économie est non seulement utile mais aussi rentable.

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