Les mots de la vitalité pour que votre entreprise ne vous fasse pas le coup de la belle au bois dormant !

Jour après jour je constate combien la période actuelle est impitoyable pour les entreprises qui se sont endormies. Je vois cette sanction du marché s’accélérer. Plusieurs entreprises récemment rencontrées, que je voyais de l’extérieur confortablement installées dans le succès, se sont avérées être entrées dans le cercle vicieux du déclin.

Souvent les dirigeants prennent conscience que quelque chose ne va plus lorsque les résultats ne sont plus au rendez vous, quand ce n’est pas plus grave ! Il est bien évident que les résultats sont la conséquence de négligences plus en amont dans le temps et au sein de l’organisation.

 

Il y a 10 ans, une entreprise endormie pouvait résister, les clients étaient plus fidèles, les consommateurs plus constants, la compétition moins internationale, les concurrents pas forcément plus vifs. En 2010, tout a changé, le marché sanctionne beaucoup plus rapidement les assoupissements ! Même plus le temps de faire la sieste !

 

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Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

Carlos Manuel Rodriguez un stratège de l’environnement

p1070879-compCarlos Manuel Rodriguez a été ministre de l’environnement du Costa Rica entre 2002 et 2006 et a été au préalable, comme collaborateur gouvernemental, un des acteurs majeurs de la mise en place de la politique environnementale de cet état d’Amérique qui a une superficie un peu supérieure à la région Rhône Alpes. Carlos Manuel a réussi à convaincre son gouvernement de mettre en place un programme de paiement des services environnementaux (Pago por Servicios Ambientales) aux propriétaires et exploitants de terres privés. 4 services ont été identifiés:  la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les services hydrologiques, la beauté visuelle et la biodiversité. La rémunération de ces services est financé en majeure partie par une taxe sur les combustibles fossiles.

Carlos Manuel Rodigues est un visionnaire qui a compris que la conservation pouvait servir de stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté. La reforestation du Costa Rica est aujourd’hui une réussite qui fait des émules dans le monde. La voie qu’il a contribué à ouvrir est un formidable exemple qui nous démontre que se battre pour un monde différent, plus respectueux des équilibres homme - nature - économie est non seulement utile mais aussi rentable.

Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

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