Sans leadership, point de valeur ajoutée !

Voilà des années que je confronte la notion de leadership aux nombreuses situations d’entreprises que je rencontre. Et plus ça va, plus le leadership explique, pour moi, le succès de telle ou telle entreprise … et l’absence de leadership l’échec de telle ou telle autre ! Et pourtant je sens que cette notion ne rencontre pas écho auprès de la plupart de mes interlocuteurs chefs d’entreprise, partenaires ou collaborateurs. Je vais donc tenter ici de clarifier ma pensée.

Lire la suite »

Avoir un Directeur Général à la hauteur des enjeux !

 Je suis de plus en plus confronté à des situations de blocage des entreprises par le haut. De fait comme 99% des entreprises ont une structure hiérarchique, si l’entreprise est bloquée, ce ne peut être que par le haut ! Le bas n’en a, sauf exception, pas le pouvoir ! Mon raisonnement m’amène donc rapidement à la conclusion que si les entreprises sont dans une impasse stratégique, c’est d’abord du aux dirigeants qui sont à leur tête, et je pense en particulier aux directeurs généraux.

 

Les profils des Directeurs généraux dont les entreprises ont besoin a profondément changé depuis 10 ans. Faute d’avoir anticipé ou géré ce changement, avec à leur tête un Directeur d’ancien style, certaines entreprises décrochent de leur marché, par manque d’adaptation au monde tel qu’il est aujourd’hui.

 

Schématiquement je vois 3 façons de gérer cela Lire la suite »

Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

Lire la suite »

Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

Hé chef, pour changer, il faut bouger !

Le changement ne se décrète pas, c’est un combat au quotidien contre l’inertie du système que l’on dirige, souvent appelé le quotidien : “le quotidien a repris le dessus” ; “on a été aspirés par le quotidien” ; “la dictature du quotidien” ; les expressions ne manquent pas.

 

Ce mercredi entreprise du nord de la France, je viens revoir les dirigeants. La dernière fois, c’était il y a 2 mois ½. Alors qu’avez-vous fait depuis ? « Rien ! » et d’ajouter « cette réunion des cadres et commerciaux devait être une réunion de lancement, de démarrage, c’est devenu une réunion d’arrivée, de fin ; rien ne s’est produit depuis ! ».

 

Et oui le changement ne se décrète pas, être dirigeant c’est faire qu’il se réalise !

Pourquoi donc ces dirigeants jeunes, enthousiastes, n’ont-ils pas avancé ?

  Lire la suite »

Quelle différence entre Fernando et Pierre Yves ou comment est-ce que je reconnais un patron, un vrai ?

Comment fais-je la différence entre quelqu’un qui est patron, dirigeant qui s’est trouvé, et un autre, patron sur le papier certes,  mais qui en fait se cherche ou dont ce n’est pas la vraie nature ?

 

Appelons les Fernando et Pierre Yves. « Toute ressemblance avec des personnes ayant … »

 

Chez Fernando, à aucun moment je n’ai l’impression qu’un autre que lui ne pourra décider ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est vraiment lui qui décide, ou sa femme, ou ses producteurs partenaires, ou ses clients principaux, ou certain(s) de ses collaborateurs, ou son conseiller, … Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est le décideur.

 

Chez Fernando quand le sujet vaut le coup, il a toujours le temps, il trouve le temps ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est lui le patron ou le temps; difficile pour lui de trouver le temps de se poser, agenda surchargé sans plage libre, et franchement je ne crois pas que ce soit qu’une question d’organisation, je reconnais un vrai patron à sa maîtrise du temps. Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est maître de son temps.

 

Chez Fernando je ressens une maîtrise de son destin, de là où il va, une forme certaine de sérénité ; chez Pierre Yves, je ressens une impression permanente de flou, d’hésitation, d’inquiétude, de recherche de réassurance, des questions fréquentes. Le vrai patron me donne toujours l’impression de dominer son futur.

 

Chez Fernando, je perçois de la joie, une sorte de jubilation intérieure, des yeux qui pétillent et qui fixent, qui me regardent en face ; chez Pierre Yves, je perçois un rien de souffrance, se dégage une vague impression de stress, des yeux qui cherchent. Le vrai patron diffuse une joie d’entreprendre.

 

Ce qui serait sympa c’est que vous continuiez la liste, je suis sur qu’il y a encore beaucoup d’autres traits qui différencient Fernando et Pierre Yves !

 

Et par ailleurs vous, dirigeant de votre boîte, faîtes le test, vous êtes plutôt Fernando ou Pierre Yves, ou les 2 à la fois, ou ça dépend des moments, ou ni l’un ni l’autre ?   

 

RSS