Meilleurs voeux 2011 à tous les entrepreneurs de la terre … et des hommes

En ce début de 2011, nos pensées vont à ceux qui entreprennent et partagent cette passion, au point de penser qu’entreprendre est le plus beau métier du monde. Nécessaire à la vie. Nécessaire aux hommes à leur bien être, à leur santé, à leur besoin d’évasion et de loisirs, à leur rémunération, … Nécessaire à l’économie, à la création sans cesse renouvelée de la valeur, à la dynamisation des échanges qui créent les richesses, à la valeur ajoutée qui permet le développement des emplois, à la juste rentabilité qui assure la pérennité de l’entreprise et des services qu’elle rend à ses parties prenantes. Et de plus en plus nécessaire à la planète, notre écosystème fermé, qui va appeler les initiatives des entrepreneurs à contribuer à sa restauration et plus simplement à stopper sa dégradation. A ce sujet, je recommande cette “eco-sphere”, qui reproduit dans une sphère de 20 cm de diamètre, un écosystème en équilibre presque parfait. Chaque jour vous avez sous les yeux une représentation de la fragilité du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes ces crevettes dépendantes de l’équilibre de cette bulle.

Etre entrepreneur, c’est croire dans le futur, un futur meilleur. C’est être convaincu qu’on peut agir sur le futur, que l’on peut même le provoquer, modifier la donne en faveur de son offre. Aussi plus cette offre visera au bien vivre des hommes, à la restuaration de l’équilibre entre nous et notre écosystème, plus entreprendre aura du sens. Et c’est aussi ainsi que nous donnerons aux générations montantes le goût de ce beau métier; j’allais dire de cette vocation.

Je souhaite donc à tous les entrepreneurs, de trouver en 2011, encore plus de sens dans l’oeuvre qu’ils bâtissent avec leurs collaborateurs, leurs clients, leurs fournisseurs, … Et je le fais en mon nom propre, et je sais pouvoir le faire aussi, au nom de tous les collaborateurs du groupe Triesse que je préside.

Henri BOUILLOT

Toute entreprise est concernée par un ou des éco-systèmes

 Au delà de la simple défense de la biodiversité, nécessaire au maintien des équilibres biologiques de notre planète, l’entreprise va devoir rapidement comprendre en quoi elle est dépendante des éco systèmes terrestres et en quoi elle impacte sur eux.

Nous ne pourrons pas longtemps vivre comme nous le faisons aujourd’hui en surexploitant les ressources de la planète sans souci de leur renouvellement. Ce qui arrive aux stocks de poisson en mer est proprement édifiant, des centaines d’espèces sont en deça du seuil de renouvellement ! Et je comprends que si j’ai un bâteau de pêche, mon souci est d’assurer la survie de mon activité; alors je me bats à tout prix, quelqu’en soit le prix écologique. Je vois bien que c’est absurde à l’échelle collective, mais n’ayant pas de modèle personnel nouveau, je baisse la tête et je me bats contre !

Alors que s’il y a un combat à mener, c’est “le combat pour”; pour que mon activité soit regénératrice de capital écologique; pour que mon activité n’utilise que des ressources renouvelées;  pour que dans ma boîte, les collaborateurs marchent la tête haute, fiers du modèle “citoyen du monde” de leur entreprise; pour que je ressente un jour, moi patron de cette entreprise, ce que Camus nomme comme ”ce moment d’harmonie entre l’homme et la nature, comme si le monde entier nous souriait !”

Je sais que les responsables économiques ont besoin d’arguments plus tangibles que ces propos de doux rêveur ! Mais j’ai cette tendance de plutôt fonctionner en “comment je peux agir et inventer le futur” qu’en “quels sont les risques si je ne bouge pas”. Donc arrêtons nous une minute sur les risques que court une entreprise agro alimentaire à ne pas se soucier de son impact et de ses dépendances aux éco systèmes qui l’entourent. On l’a vu dans le cas de la pêche, Lire la suite »

A l’heure de l’arrivée de l’Iso 26.000, bien être et qualité de vie dans l’entreprise sont-ils des vrais enjeux pour la performance économique de l’entreprise ?

J’étais hier à une conférence où intervenaient un entrepreneur du bio et la CARSAT, nouveau nom de la CRAM. Nous y avons naturellement parlé de la place de l’homme dans l’entreprise et en particulier de qualité de vie et de bien être au travail. J’y ai croisé des entrepreneurs et en particulier une femme d’une tonicité hors du commun qui dirige une usine textile d’un groupe de luxe. Ce qui m’ frappé, c’est combien cette question de la qualité de vie est aisément mise en avant par les dirigeants des métiers où il existe des marges de manoeuvre importantes (filière de distribution du bio, industrie du luxe); je dis cela face aux métiers de l’agro alimentaire fournisseur de la grande distribution dans lesquels Triesse opère en grande majorité.

Même si je suis convaincu que bien être et qualité de vie au travail doivent constituer des enjeux pour tout entrepreneur se revendiquant du développement durable, j’ai du mal à établir un bénéfice économique évident entre bien être au travail et performance économique de l’entreprise. En écoutant ces 2 témoignages hier, je perçois que dans ces 2 cas, qualité de vie nécessite d’avoir du temps, de ne pas avoir de pression excessive: dans l’entreprise textile, les couturières sont formées durant 2 ans en contrat d’alternance, ce qui est considérable; quel temps donné à l’apprentissage du métier ! Dans l’entreprise bio, les cadences sont manifestement moins fortes que dans des produits à moindre valeur ajoutée; l’ambiance était davantage une ambiance artisanale qu’industrielle. Plus aisé pour leurs dirigeants de parler de qualité de vie !

Un des cadres dirigeant de la CARSAT qui était présent nous a décrit une situation noire de la santé au travail: certes les accidents du travail diminuent, mais les cas de détérioration de la santé par le travail sont en augmentation très forte (au desssus de 10% par an); il s’agit de troubles musculo squelettiques, stress, usure prématurée, …. Le travail devrait être créateur de santé, il en est dégradateur ! L’agroalimentaire a beaucoup à faire en la matière, par la nature même de son activité primaire et secondaire et du fait de sa destination principale, les centrales d’achat de la grande distribution et la pression qui en résulte. Et il n’y a rien à attendre en terme de valeur ajoutée court terme d’une politique d’entreprise volontariste en la matière: l’entreprise ne vendra pas plus cher,  ne fera pas de gain immédiat de productivité ou rentabilité ?

Je vois un certain nombre de pistes à explorer, plus ou moins exploitables selon le contexte de l’entreprise.

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Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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L’entreprise n’a pas d’âme, elle a une culture

L’entreprise n’est pas une personne, aussi “personne morale” soit-elle ! Elles est constituée de personnes qui ont, chacune, des principes conscients et inconscients qui conditionnent leur façon d’agir. Et parmi ces personnes, certaines vont davantage  que d’autres influer sur l’entreprise et ainsi créer ce qu’on peut appeler la culture de l’entreprise; il s’agit le plus souvent du créateur (Steve JOBS chez APPLE, Gérard MULLIEZ chez AUCHAN) ou le dirigeant visionnaire qui a su donner une nouvelle dimension à l’entreprise (Sir LINSAY OWEN-JONES chez LOREAL). Ces impulsions données par ces leaders sont tellement puissantes qu’elles s’inscrivent comme l’ADN de l’entreprise, inscrites pour longtemps en elle et influançant son fonctionement : mythes, modes de raisonnement, types de décision, modèle économique, acceptation d’un certain leadership, …

 Alors quand on dit “cette entreprise a une âme”, ce n’est pas de l’ame de l’entreprise dont on parle, mais de l’âme, du coeur des personnes qui ont marqué l’histoire de cette entreprise et qui ont, succès après succès, échec après échec, marqué la culture de l’entreprise.

J’aime partir à la découverte de cette culture d’entreprise, entendre son histoire, les exploits réalisés, les drames qu’elle a vécu et la façon dont elle a rebondi. Je trouve magnifique la passion de certains pour leur entreprise; parcequ’année après année, ils y ont mis leur temps, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, elle est devenue partie d’eux mêmes. On comprend comment dans ces entreprises passion, la rencontre entre un capitalisme qui instrumentalise l’entreprise et un capitalisme par et pour les hommes peut être perçu comme vilotent !

Winston Churchill, un stratège déterminé

Lorsque la seconde guerre mondiale est dans sa phase la plus obscure, l’évacuation des troupes anglaises par le port de Dunkerque, Churchill continue à penser à la victoire. Pas un seul jour il n’oublie de se rappeler le sens de son action, sauver son pays et exterminer le nazisme.  Et les valeurs, que l’on retrouve dans le pacte d’Atlantique, sont en permamence actives, et la plus forte d’entre elles, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout le reste n’est que moyen. Pour Churchill, la guerre n’est pas un pari, c’est la recherche systématique de la supériorité sur l’ennemi et sur le long terme. Churchill est un stratége sur la durée. Il l’a été pour petit à petit amener les américains à s’engager même si Pearl Harbour l’a bien aidé ! Son erreur qui est probablement son défaut, sa naïveté face à la détermination des Russes à profiter de la guerre pour étendre leur emprise, ce qu’ils ont réussi, Churchill n’ayant pu que sauver la Grèce de l’emprise russe !

Un grand homme, que l’on admire et qui a tant fait pour la liberté !

Mon appel du 18 juin

Ni je suis général, ni nous ne sommes en temps de guerre, mais j’ai tout de même envie de lancer un appel !

 

Je suis pour l’entreprise libre !

 

L’actionnaire est le seul véritable patron de l’entreprise ! Mais l’entreprise ce n’est pas l’actionnaire, l’entreprise c’est un corps social, c’est une créatrice de valeur entre fournisseurs et clients, c’est un capital matériel, c’est un capital immatériel, ce sont des contrats, des brevets, des marques, une histoire, des rêves, etc, etc …

 

Les femmes et les hommes de l’entreprise donnent le meilleur d’eux-mêmes pour maximiser sa performance, sa valeur ! Ils ont en retour un salaire et des primes ; mais beaucoup plus que cela si tout va bien : de la fierté, de la reconnaissance, de la formation, du plaisir, de la considération sociale, du développement personnel, des amis, etc …

 

Dans ce contexte, d’actionnaire seul véritable décideur et de collaborateurs seuls véritables créateurs de valeur, que veut dire “entreprise libre”, cela a-t-il un sens ?

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Hé chef, pour changer, il faut bouger !

Le changement ne se décrète pas, c’est un combat au quotidien contre l’inertie du système que l’on dirige, souvent appelé le quotidien : “le quotidien a repris le dessus” ; “on a été aspirés par le quotidien” ; “la dictature du quotidien” ; les expressions ne manquent pas.

 

Ce mercredi entreprise du nord de la France, je viens revoir les dirigeants. La dernière fois, c’était il y a 2 mois ½. Alors qu’avez-vous fait depuis ? « Rien ! » et d’ajouter « cette réunion des cadres et commerciaux devait être une réunion de lancement, de démarrage, c’est devenu une réunion d’arrivée, de fin ; rien ne s’est produit depuis ! ».

 

Et oui le changement ne se décrète pas, être dirigeant c’est faire qu’il se réalise !

Pourquoi donc ces dirigeants jeunes, enthousiastes, n’ont-ils pas avancé ?

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De la puissance à Triesse oui, mais toujours pour le bénéfice de nos clients

J’ai particulièrement mal vécu dans le passé les reproches qui nous ont été faits, directement ou indirectement, de vouloir manipuler les choses, les projets à notre profit.

Si c’était ressenti par nos clients, c’est qu’il y avait une part de vérité. Et ce n’est donc pas cela que je vivais mal.

Ce que j’ai mal vécu c’est de me retrouver dans une situation où cette ambiguïté était possible !

 

C’est que probablement, nous sommes, à ce moment là, sortis de notre métier de service aux entreprises et entrés, du point de vue de ces interlocuteurs, au service de nous-mêmes. Cela nous a d’ailleurs été dit, encore assez récemment, mais plus depuis que nous avons arrêté les clubs et autres projets collectifs.

 

Dans un projet collectif, nous devons assumer un leadership de patron, exprimer de la puissance au service du groupe, dont nous assumons, nous Triesse le leadership. Dans notre métier de service aux entrepreneurs, nous devons assumer une autre sorte de leadership,  au service de la puissance de l’entreprise cliente. Lire la suite »

Quelle différence entre Fernando et Pierre Yves ou comment est-ce que je reconnais un patron, un vrai ?

Comment fais-je la différence entre quelqu’un qui est patron, dirigeant qui s’est trouvé, et un autre, patron sur le papier certes,  mais qui en fait se cherche ou dont ce n’est pas la vraie nature ?

 

Appelons les Fernando et Pierre Yves. « Toute ressemblance avec des personnes ayant … »

 

Chez Fernando, à aucun moment je n’ai l’impression qu’un autre que lui ne pourra décider ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est vraiment lui qui décide, ou sa femme, ou ses producteurs partenaires, ou ses clients principaux, ou certain(s) de ses collaborateurs, ou son conseiller, … Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est le décideur.

 

Chez Fernando quand le sujet vaut le coup, il a toujours le temps, il trouve le temps ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est lui le patron ou le temps; difficile pour lui de trouver le temps de se poser, agenda surchargé sans plage libre, et franchement je ne crois pas que ce soit qu’une question d’organisation, je reconnais un vrai patron à sa maîtrise du temps. Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est maître de son temps.

 

Chez Fernando je ressens une maîtrise de son destin, de là où il va, une forme certaine de sérénité ; chez Pierre Yves, je ressens une impression permanente de flou, d’hésitation, d’inquiétude, de recherche de réassurance, des questions fréquentes. Le vrai patron me donne toujours l’impression de dominer son futur.

 

Chez Fernando, je perçois de la joie, une sorte de jubilation intérieure, des yeux qui pétillent et qui fixent, qui me regardent en face ; chez Pierre Yves, je perçois un rien de souffrance, se dégage une vague impression de stress, des yeux qui cherchent. Le vrai patron diffuse une joie d’entreprendre.

 

Ce qui serait sympa c’est que vous continuiez la liste, je suis sur qu’il y a encore beaucoup d’autres traits qui différencient Fernando et Pierre Yves !

 

Et par ailleurs vous, dirigeant de votre boîte, faîtes le test, vous êtes plutôt Fernando ou Pierre Yves, ou les 2 à la fois, ou ça dépend des moments, ou ni l’un ni l’autre ?   

 

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