Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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L’entreprise n’a pas d’âme, elle a une culture

L’entreprise n’est pas une personne, aussi “personne morale” soit-elle ! Elles est constituée de personnes qui ont, chacune, des principes conscients et inconscients qui conditionnent leur façon d’agir. Et parmi ces personnes, certaines vont davantage  que d’autres influer sur l’entreprise et ainsi créer ce qu’on peut appeler la culture de l’entreprise; il s’agit le plus souvent du créateur (Steve JOBS chez APPLE, Gérard MULLIEZ chez AUCHAN) ou le dirigeant visionnaire qui a su donner une nouvelle dimension à l’entreprise (Sir LINSAY OWEN-JONES chez LOREAL). Ces impulsions données par ces leaders sont tellement puissantes qu’elles s’inscrivent comme l’ADN de l’entreprise, inscrites pour longtemps en elle et influançant son fonctionement : mythes, modes de raisonnement, types de décision, modèle économique, acceptation d’un certain leadership, …

 Alors quand on dit “cette entreprise a une âme”, ce n’est pas de l’ame de l’entreprise dont on parle, mais de l’âme, du coeur des personnes qui ont marqué l’histoire de cette entreprise et qui ont, succès après succès, échec après échec, marqué la culture de l’entreprise.

J’aime partir à la découverte de cette culture d’entreprise, entendre son histoire, les exploits réalisés, les drames qu’elle a vécu et la façon dont elle a rebondi. Je trouve magnifique la passion de certains pour leur entreprise; parcequ’année après année, ils y ont mis leur temps, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, elle est devenue partie d’eux mêmes. On comprend comment dans ces entreprises passion, la rencontre entre un capitalisme qui instrumentalise l’entreprise et un capitalisme par et pour les hommes peut être perçu comme vilotent !

Winston Churchill, un stratège déterminé

Lorsque la seconde guerre mondiale est dans sa phase la plus obscure, l’évacuation des troupes anglaises par le port de Dunkerque, Churchill continue à penser à la victoire. Pas un seul jour il n’oublie de se rappeler le sens de son action, sauver son pays et exterminer le nazisme.  Et les valeurs, que l’on retrouve dans le pacte d’Atlantique, sont en permamence actives, et la plus forte d’entre elles, la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tout le reste n’est que moyen. Pour Churchill, la guerre n’est pas un pari, c’est la recherche systématique de la supériorité sur l’ennemi et sur le long terme. Churchill est un stratége sur la durée. Il l’a été pour petit à petit amener les américains à s’engager même si Pearl Harbour l’a bien aidé ! Son erreur qui est probablement son défaut, sa naïveté face à la détermination des Russes à profiter de la guerre pour étendre leur emprise, ce qu’ils ont réussi, Churchill n’ayant pu que sauver la Grèce de l’emprise russe !

Un grand homme, que l’on admire et qui a tant fait pour la liberté !

Mon appel du 18 juin

Ni je suis général, ni nous ne sommes en temps de guerre, mais j’ai tout de même envie de lancer un appel !

 

Je suis pour l’entreprise libre !

 

L’actionnaire est le seul véritable patron de l’entreprise ! Mais l’entreprise ce n’est pas l’actionnaire, l’entreprise c’est un corps social, c’est une créatrice de valeur entre fournisseurs et clients, c’est un capital matériel, c’est un capital immatériel, ce sont des contrats, des brevets, des marques, une histoire, des rêves, etc, etc …

 

Les femmes et les hommes de l’entreprise donnent le meilleur d’eux-mêmes pour maximiser sa performance, sa valeur ! Ils ont en retour un salaire et des primes ; mais beaucoup plus que cela si tout va bien : de la fierté, de la reconnaissance, de la formation, du plaisir, de la considération sociale, du développement personnel, des amis, etc …

 

Dans ce contexte, d’actionnaire seul véritable décideur et de collaborateurs seuls véritables créateurs de valeur, que veut dire “entreprise libre”, cela a-t-il un sens ?

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Hé chef, pour changer, il faut bouger !

Le changement ne se décrète pas, c’est un combat au quotidien contre l’inertie du système que l’on dirige, souvent appelé le quotidien : “le quotidien a repris le dessus” ; “on a été aspirés par le quotidien” ; “la dictature du quotidien” ; les expressions ne manquent pas.

 

Ce mercredi entreprise du nord de la France, je viens revoir les dirigeants. La dernière fois, c’était il y a 2 mois ½. Alors qu’avez-vous fait depuis ? « Rien ! » et d’ajouter « cette réunion des cadres et commerciaux devait être une réunion de lancement, de démarrage, c’est devenu une réunion d’arrivée, de fin ; rien ne s’est produit depuis ! ».

 

Et oui le changement ne se décrète pas, être dirigeant c’est faire qu’il se réalise !

Pourquoi donc ces dirigeants jeunes, enthousiastes, n’ont-ils pas avancé ?

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De la puissance à Triesse oui, mais toujours pour le bénéfice de nos clients

J’ai particulièrement mal vécu dans le passé les reproches qui nous ont été faits, directement ou indirectement, de vouloir manipuler les choses, les projets à notre profit.

Si c’était ressenti par nos clients, c’est qu’il y avait une part de vérité. Et ce n’est donc pas cela que je vivais mal.

Ce que j’ai mal vécu c’est de me retrouver dans une situation où cette ambiguïté était possible !

 

C’est que probablement, nous sommes, à ce moment là, sortis de notre métier de service aux entreprises et entrés, du point de vue de ces interlocuteurs, au service de nous-mêmes. Cela nous a d’ailleurs été dit, encore assez récemment, mais plus depuis que nous avons arrêté les clubs et autres projets collectifs.

 

Dans un projet collectif, nous devons assumer un leadership de patron, exprimer de la puissance au service du groupe, dont nous assumons, nous Triesse le leadership. Dans notre métier de service aux entrepreneurs, nous devons assumer une autre sorte de leadership,  au service de la puissance de l’entreprise cliente. Lire la suite »

Quelle différence entre Fernando et Pierre Yves ou comment est-ce que je reconnais un patron, un vrai ?

Comment fais-je la différence entre quelqu’un qui est patron, dirigeant qui s’est trouvé, et un autre, patron sur le papier certes,  mais qui en fait se cherche ou dont ce n’est pas la vraie nature ?

 

Appelons les Fernando et Pierre Yves. « Toute ressemblance avec des personnes ayant … »

 

Chez Fernando, à aucun moment je n’ai l’impression qu’un autre que lui ne pourra décider ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est vraiment lui qui décide, ou sa femme, ou ses producteurs partenaires, ou ses clients principaux, ou certain(s) de ses collaborateurs, ou son conseiller, … Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est le décideur.

 

Chez Fernando quand le sujet vaut le coup, il a toujours le temps, il trouve le temps ; chez Pierre Yves, je me demande toujours si c’est lui le patron ou le temps; difficile pour lui de trouver le temps de se poser, agenda surchargé sans plage libre, et franchement je ne crois pas que ce soit qu’une question d’organisation, je reconnais un vrai patron à sa maîtrise du temps. Le vrai patron me donne toujours l’impression qu’il est maître de son temps.

 

Chez Fernando je ressens une maîtrise de son destin, de là où il va, une forme certaine de sérénité ; chez Pierre Yves, je ressens une impression permanente de flou, d’hésitation, d’inquiétude, de recherche de réassurance, des questions fréquentes. Le vrai patron me donne toujours l’impression de dominer son futur.

 

Chez Fernando, je perçois de la joie, une sorte de jubilation intérieure, des yeux qui pétillent et qui fixent, qui me regardent en face ; chez Pierre Yves, je perçois un rien de souffrance, se dégage une vague impression de stress, des yeux qui cherchent. Le vrai patron diffuse une joie d’entreprendre.

 

Ce qui serait sympa c’est que vous continuiez la liste, je suis sur qu’il y a encore beaucoup d’autres traits qui différencient Fernando et Pierre Yves !

 

Et par ailleurs vous, dirigeant de votre boîte, faîtes le test, vous êtes plutôt Fernando ou Pierre Yves, ou les 2 à la fois, ou ça dépend des moments, ou ni l’un ni l’autre ?   

 

Pourquoi Triesse met le développement durable au cœur de sa vision ?

 Parce que les règles du jeu du marché sont en train de changer à toute allure et que les engagements développement durable des entreprises et des produits sont devenus clés dans les choix des décideurs, des acheteurs, des partenaires.

Pour nous à Triesse, il est tout à fait clair qu’une entreprise non engagée dans cette mutation verte n’aura de futur que dans le moins disant et le prix bas.

Mutation verte est restrictif, puisque de notre point de vue c’est également une révolution du management, une révolution des valeurs. La crise amplifie ces effets, les accélère et fragilise tous les acteurs qui passent à côté.

 

Alors …

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L’ADN de Triesse

 

Triesse est une communauté créatrice de futur ; de femmes et d’hommes qui partagent des valeurs et le sens  de l’équipe. Des femmes et des hommes qui combinent leurs expériences, leurs intelligences complémentaires, leurs expertises pointues,  pour aider les entrepreneurs à inventer l’entreprise de demain.

 

Triesse c’est une nouvelle façon de voir le monde de demain en couleur : vert comme la croissance du même nom, orange comme l’homme enthousiaste et conquérant d’un monde changeant et toujours plus ouvert, bleu comme la ligne d’horizon à long terme, la réussite future qui donne du sens à mes actions.

 

Triesse c’est l’homme, le dirigeant, Lire la suite »

biodiversité et responsabilité filière

Notre filière fruits & légumes ne prend pas en compte la question de la biodiversité.
C’est paradoxal, nos fruits & légumes sont très dépendants des insectes auxiliaires, les nouvelles méthodes de lutte à l’aide d’organismes vivant mettent en exergue le rôle de la biodiversité. Et pourtant les consommateurs associent volontiers les fruits et légumes à la richesse de la nature.
N’y a-t-il pas là une vraie source de valeur pour notre filière?

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