A l’heure de l’arrivée de l’Iso 26.000, bien être et qualité de vie dans l’entreprise sont-ils des vrais enjeux pour la performance économique de l’entreprise ?

J’étais hier à une conférence où intervenaient un entrepreneur du bio et la CARSAT, nouveau nom de la CRAM. Nous y avons naturellement parlé de la place de l’homme dans l’entreprise et en particulier de qualité de vie et de bien être au travail. J’y ai croisé des entrepreneurs et en particulier une femme d’une tonicité hors du commun qui dirige une usine textile d’un groupe de luxe. Ce qui m’ frappé, c’est combien cette question de la qualité de vie est aisément mise en avant par les dirigeants des métiers où il existe des marges de manoeuvre importantes (filière de distribution du bio, industrie du luxe); je dis cela face aux métiers de l’agro alimentaire fournisseur de la grande distribution dans lesquels Triesse opère en grande majorité.

Même si je suis convaincu que bien être et qualité de vie au travail doivent constituer des enjeux pour tout entrepreneur se revendiquant du développement durable, j’ai du mal à établir un bénéfice économique évident entre bien être au travail et performance économique de l’entreprise. En écoutant ces 2 témoignages hier, je perçois que dans ces 2 cas, qualité de vie nécessite d’avoir du temps, de ne pas avoir de pression excessive: dans l’entreprise textile, les couturières sont formées durant 2 ans en contrat d’alternance, ce qui est considérable; quel temps donné à l’apprentissage du métier ! Dans l’entreprise bio, les cadences sont manifestement moins fortes que dans des produits à moindre valeur ajoutée; l’ambiance était davantage une ambiance artisanale qu’industrielle. Plus aisé pour leurs dirigeants de parler de qualité de vie !

Un des cadres dirigeant de la CARSAT qui était présent nous a décrit une situation noire de la santé au travail: certes les accidents du travail diminuent, mais les cas de détérioration de la santé par le travail sont en augmentation très forte (au desssus de 10% par an); il s’agit de troubles musculo squelettiques, stress, usure prématurée, …. Le travail devrait être créateur de santé, il en est dégradateur ! L’agroalimentaire a beaucoup à faire en la matière, par la nature même de son activité primaire et secondaire et du fait de sa destination principale, les centrales d’achat de la grande distribution et la pression qui en résulte. Et il n’y a rien à attendre en terme de valeur ajoutée court terme d’une politique d’entreprise volontariste en la matière: l’entreprise ne vendra pas plus cher,  ne fera pas de gain immédiat de productivité ou rentabilité ?

Je vois un certain nombre de pistes à explorer, plus ou moins exploitables selon le contexte de l’entreprise.

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Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

En 2010, le volume d’informations disponibles doublera toutes les 11 heures

Je viens de lire cette phrase dans une pub d’IBM sur le quotidien Le Monde - samedi 20 juin page 11. J’ai du mal à le croire, et quand j’y réfléchis, que j’intègre les milliard d’individus, les milliards d’appareils, les milliards de capteurs de toutes sortes, de caméras, je l’accepte ! En même temps ça arrange bien IBM cette affaire !

Cette société de l’information va changer le monde, notre façon d’interagir les uns avec les autres, notre façon de faire des affaires. Celui qui aura accès aux réseaux d’information sera riche, celui qui n’y sera pas sera pauvre. Ce sera l’accès à l’intelligence, au pouvoir, au capital intellectuel, à l’expertise.

Cette révolution de l’ère de l’information est en marche, est-on vraiment préparé à monter dans le train ? Comment suis-je en prise avec le monde, quel est le degré d’intelligence et d’ouverture de mes réseaux, comment mon entreprise se prépare-t-elle à cela ? 

Ce monde d’aujourd’hui est vraiment fascinant, riche, sans limite, … Intéressant non ?

L’ADN de Triesse

 

Triesse est une communauté créatrice de futur ; de femmes et d’hommes qui partagent des valeurs et le sens  de l’équipe. Des femmes et des hommes qui combinent leurs expériences, leurs intelligences complémentaires, leurs expertises pointues,  pour aider les entrepreneurs à inventer l’entreprise de demain.

 

Triesse c’est une nouvelle façon de voir le monde de demain en couleur : vert comme la croissance du même nom, orange comme l’homme enthousiaste et conquérant d’un monde changeant et toujours plus ouvert, bleu comme la ligne d’horizon à long terme, la réussite future qui donne du sens à mes actions.

 

Triesse c’est l’homme, le dirigeant, Lire la suite »

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