Sans leadership, point de valeur ajoutée !

Voilà des années que je confronte la notion de leadership aux nombreuses situations d’entreprises que je rencontre. Et plus ça va, plus le leadership explique, pour moi, le succès de telle ou telle entreprise … et l’absence de leadership l’échec de telle ou telle autre ! Et pourtant je sens que cette notion ne rencontre pas écho auprès de la plupart de mes interlocuteurs chefs d’entreprise, partenaires ou collaborateurs. Je vais donc tenter ici de clarifier ma pensée.

Lire la suite »

Avoir un Directeur Général à la hauteur des enjeux !

 Je suis de plus en plus confronté à des situations de blocage des entreprises par le haut. De fait comme 99% des entreprises ont une structure hiérarchique, si l’entreprise est bloquée, ce ne peut être que par le haut ! Le bas n’en a, sauf exception, pas le pouvoir ! Mon raisonnement m’amène donc rapidement à la conclusion que si les entreprises sont dans une impasse stratégique, c’est d’abord du aux dirigeants qui sont à leur tête, et je pense en particulier aux directeurs généraux.

 

Les profils des Directeurs généraux dont les entreprises ont besoin a profondément changé depuis 10 ans. Faute d’avoir anticipé ou géré ce changement, avec à leur tête un Directeur d’ancien style, certaines entreprises décrochent de leur marché, par manque d’adaptation au monde tel qu’il est aujourd’hui.

 

Schématiquement je vois 3 façons de gérer cela Lire la suite »

Les mots de la vitalité pour que votre entreprise ne vous fasse pas le coup de la belle au bois dormant !

Jour après jour je constate combien la période actuelle est impitoyable pour les entreprises qui se sont endormies. Je vois cette sanction du marché s’accélérer. Plusieurs entreprises récemment rencontrées, que je voyais de l’extérieur confortablement installées dans le succès, se sont avérées être entrées dans le cercle vicieux du déclin.

Souvent les dirigeants prennent conscience que quelque chose ne va plus lorsque les résultats ne sont plus au rendez vous, quand ce n’est pas plus grave ! Il est bien évident que les résultats sont la conséquence de négligences plus en amont dans le temps et au sein de l’organisation.

 

Il y a 10 ans, une entreprise endormie pouvait résister, les clients étaient plus fidèles, les consommateurs plus constants, la compétition moins internationale, les concurrents pas forcément plus vifs. En 2010, tout a changé, le marché sanctionne beaucoup plus rapidement les assoupissements ! Même plus le temps de faire la sieste !

 

Lire la suite »

Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

Lire la suite »

Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

L’innovation dans les services et l’organisation du travail considérée comme l’un des principaux leviers de sortie de crise

Je viens de lire ça dans la newsletter des agriculteurs de France que je reçois tous les vendredi après midi. En UK, un indicateur de mesure de la contribution de l’innovation à la croissance économique va voir le jour en 2010 (NESTA). L’innovation en UK est considérée comme un levier clé de sortie de crise pour les entreprises. Et je partage ce point de vue. Et quand les anglais parlent innovation, ils ne signifient pas uniquement technologie, mais aussi (et surtout) innovation dans l’organisation, les services, ce qu’ils appellent inovation cachée. D’où l’importance de la formation, du marketing, du design, des logiciels, des dépenses organisationnelles, …

Le fruit d'un brainstorming

Le fruit d'un brainstorming

Il y a quelques semaines, dans une entreprise que j’accompagne, nous avons créé des commissions de commerciaux pour contribuer à l’évolution des la politique commerciale et produit de l’entreprise. De chaque commission sont sorties au moins une trentaine d’idées, dont plus de la moitié ont été retenues par la direction. Ceci ne s’était jamais produit dans cette entreprise, la démarche est donc innovante à l’échelle de cette entreprise, le résultat évident: motivation des collaborateurs, bonnes idées qui collent au terrain, remise en question du dirigeant, … Si ce travail n’a pas de répercussions sur la croissance de l’entreprise dans les mois à venir, alors je rends mon tablier !!!

 

 

 

 

 C’est pour ça que nous avons parfois du mal à comprendre les dirigeants qui “veulent tout faire eux-mêmes”; il y a tellement à gagner en temps et en argent à fare appel à des conseils extérieurs qui capitalisent les pratiques les plus efficaces et apportent du neuf dans l’entreprise …. et donc de la croissance … et donc de la sortie de crise !!!

Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

  Lire la suite »

Dans la tempête, il ne s’agit pas de garder le cap, mais de sauver l’équipage !

La tempête est terrible, nous le savions mais en être au coeur, comme c’est le cas de cet été dans les fruits et légumes, c’était inimaginable. Et pourtant la responsabilité du chef d’entreprise est d’assurer la pérennité de son entreprise, coûte que coûte. Même si les prix de vente sont de 15% inférieurs au prix de revient !

J’ai rencontré cette semaine, dans cette tempête un chef d’entreprise particulièrement serein, serein comme jamais je ne l’avais vu. S’il lisait ces lignes, il se reconnaîtrait ! Et depuis cette rencontre, je ne cesse de tourner cette image en moi, de chef d’équipage serein dans la tempête ! Alors que les éléments sont déchaînés autour, il était paisible.

Il est paisible car il sait qu’il va sauver l’équipage, mais aussi son entreprise. Parce qu’il a connu la difficulté dans le passé, il a déjà imaginé une diversification d’activité qui va le sauver. Il sait que c’est ailleurs que ça va se passer !Parce qu’il réfléchit depuis plusieurs années sur le développement durable, il s’est tourné vers la croissance verte et va y investir. Parce que malgré la tempête, il a le sentiment du devoir accompli : depuis plusieurs années, il est concentré sur le service client, sur le positionnement prix, sur le lancement de nouveaux produit, sur la communication orientée planète. Tout cela, cet été a été bien mené par ses équipes, et il en est fier, il saît que cela paiera.

J’ai donc rencontré cette semaine un chef d’entreprise qui avait anticipé. Cela lui permet d’envisager un futur après la tempête ! Croissance verte, nouveaux modèles, exigence interne, clients choisis, c’est dans la sérénité d’un dirigeant en temps de crise que l’on reconnaît le futur leader !

Pour une esthétique de l’entreprise

Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie. Lire la suite »

En 2010, le volume d’informations disponibles doublera toutes les 11 heures

Je viens de lire cette phrase dans une pub d’IBM sur le quotidien Le Monde - samedi 20 juin page 11. J’ai du mal à le croire, et quand j’y réfléchis, que j’intègre les milliard d’individus, les milliards d’appareils, les milliards de capteurs de toutes sortes, de caméras, je l’accepte ! En même temps ça arrange bien IBM cette affaire !

Cette société de l’information va changer le monde, notre façon d’interagir les uns avec les autres, notre façon de faire des affaires. Celui qui aura accès aux réseaux d’information sera riche, celui qui n’y sera pas sera pauvre. Ce sera l’accès à l’intelligence, au pouvoir, au capital intellectuel, à l’expertise.

Cette révolution de l’ère de l’information est en marche, est-on vraiment préparé à monter dans le train ? Comment suis-je en prise avec le monde, quel est le degré d’intelligence et d’ouverture de mes réseaux, comment mon entreprise se prépare-t-elle à cela ? 

Ce monde d’aujourd’hui est vraiment fascinant, riche, sans limite, … Intéressant non ?

RSS