Sans leadership, point de valeur ajoutée !

Voilà des années que je confronte la notion de leadership aux nombreuses situations d’entreprises que je rencontre. Et plus ça va, plus le leadership explique, pour moi, le succès de telle ou telle entreprise … et l’absence de leadership l’échec de telle ou telle autre ! Et pourtant je sens que cette notion ne rencontre pas écho auprès de la plupart de mes interlocuteurs chefs d’entreprise, partenaires ou collaborateurs. Je vais donc tenter ici de clarifier ma pensée.

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Développer la vision de l’entreprise non violente

Voilà plus d’un an qu’avec une amie coach, nous avons pris l’initiative de réunir des dirigeants, des universitaires et des spécialistes de la santé au travail de la région lyonnaise pour échanger sur l’entreprise non violente. Nous voulons ainsi initier l’émergence de nouvelles formes d’organisations soucieuses d’allier performance et non violence.

Beaucoup a été écrit sur la violence dans l’entreprise. Moi ce qui m’anime dans cette démarche, c’est de mettre en oeuvre une vision. C’est à dire le rêve que demain, existeront des entreprises et des organisations qui revendiqueront une approche non violente de leurs pratiques; j’espère qu’il en existe déjà beaucoup ! C’est aussi le rêve qu’après demain, existeront des filières qui revendiqueront une approche non violente de leurs interrelations fournisseur - client. Il s’agit donc de dépasser les constats faits sur la violence pour agir au profit d’une vision … et dans vision on a toujours une forme d’utopie et de naïveté, et c’est bien ainsi, c’est ce qui fait avancer le monde !

Cette vision étant posée, tout reste à faire et surtout à se mettre en route en veillant aux embuches: récupération, banalisation, idéologisation, intellectualisation, court termisme… J’ai 2 enjeux dans cette démarche Lire la suite »

Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

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Pour une esthétique de l’entreprise

Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie. Lire la suite »

Le faire c’est bien, le dire avec les bons mots c’est mieux

p1050535-allege1L’avancée rapide des entrepreneurs vers le développement durable a avantage à s’accompagner d’une communication pertinente. Il faut donc avoir les mots pour le dire, et surtout savoir ce qui parle aux français quant on leur parle d’un avantage produit ou d’un pratique meilleure. Eau, déchets, réduction ou maîtrise de la consommation sont des clés quand on évoque une action personnelle en faveur du développement durable. Coopération modiale, pollueur/payeur, emplois vert sont quelques clés d’un langage tourné vers des actions globables des états ou des ONG.

De mon point de vue, l’entreprise peut avoir avantage à distinguer ces 2 situations: le discours produit qui puisera dans les mots d’action personnelle, le discours institutionnel qui le fera à partir d’un registre de mots associés àune dimension plus globale.

A l’inverse, un certain nombre de mots s’opposent à l’espoir d’un monde meilleur : transport par camion, 4X4, capitalisme, OGM, consommation de pétrole, …

Ces éléments sont issus d’une récente étude de Médiascopie qui explicite les mots qui, pour les français de toutes catégories socioprofessionnelles, décrivent leur vision d’un monde meilleur.

Le nouveau capitalisme sera humaniste !

Plus je lis les commentaires sur la situation économique, plus je suis optimiste pour notre économie réelle, celle que nous pratiquons, nous dans notre filière agro alimentaire. Lire la suite »

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