Pas de limite pour l’entreprise conquérante, si son dirigeant comprend ce que signifie respecter la dignité de ses collaborateurs

Les détenteurs du pouvoir de l’entreprise qui revendiquent la prise en compte de l’homme, doivent avoir comme principe la dignité de chacun des collaborateurs de l’entreprise.

 

p1010235-allegeeLes 3 rencontres que j’ai faites aujourd’hui m’ont à nouveau conforté dans ce sens à donner à la notion de dirigeant humaniste dont beaucoup de nos clients se revendiquent. J’inclue dans ces dirigeants ceux qui s’attribuent le développement durable. Par définition, le développement durable signifie pour l’entreprise, la combinaison gagnante du développement des hommes, du respect de la planète et de ses ressources et de la performance économique. L’homme est bien un des éléments clés du triptyque.

 

J’ai compris que la culture gagnante et conquérante d’une entreprise n’a pas de limite à partir du moment où le dirigeant a le profond et sincère souci d’associer l’ensemble des collaborateurs ; de leur faire partager un projet qui a un sens individuel et collectif. Au fond la violence de la compétition n’est pas extérieure, elle est intérieure. Car la violence s’installe lorsque l’on ne prend plus en compte la personne, que le dirigeant se soucie surtout de la finalité, de l’instrument, des moyens plus que des hommes.

 

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Jean Monnet, grand expert des alliances

Voilà quelques temps que je n’ai pas pris le temps de partager mes découvertes. Et c’est Jean Monnet que j’ai découvert ces dernier temps en lisant ses mémoires. En cette période de célébration du 60è anniversaire de la déclaration de Robert Schuman qui a initié la création de la Communauté Européenne, parler de Jean Monnet est d’autant plus légitime. C’est en effet lui et ses amis qui ont inspiré le projet lancé par Robert Schuman de placer la production de charbon et d’acier sous une Haute Autorité commune.

 

Jean Monnet était un stratège de l’Alliance entre états; il s’est forgé par sa carrière internationale un savoir faire unique sur la façon de fédérer les hommes et les faire s’allier. Ce n’est pas pour rien qu’il cite quelqu’un qui l’a beaucoup marqué, le lyonnais Antoine  de Saint Exupery : le plus beau métier des hommes, c’est d’unir les hommes.

 

Je retiens 6 idées essentielles des mémoires de Jean Monnet, 6 idées qui inspirent, à TRIESSE,  notre vision et surtout notre méthode pour aborder les alliances.

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Se transformer ou se désintégrer

Butterfly metamorphosisj’ai énormément apprécié le propos d’Edgar Morin “l’éloge de la métamorphose” dans Le Monde du 10 - 11 janvier 2010.

Il constate que les sociétés arrivent par moment au terme de leur histoire et qu’elles doivent se métamorphoser sous peine de se dégrader et se désintégrer. J’aime l’idée de métamorphose car elle garde la radicalité transformatrice de la révolution tout en conservant les racines, l’héritage culturel ou dans le cas du papillon, son ADN. C’est le même individu mais qui par la métamorphose change totalement de voie par un processus “d’autodestruction et d’autoreconstruction”.

Naturellement ce qu’Edgar Morin énonce me semble particulièrement pertinent lorsque je l’applique au système entreprise. L’entreprise Triesse que je préside a pour vocation de repositionner les entreprises clientes sur les nouveaux marchés. Pour se faire, après une phase de diagnostic, nous construisons une nouvelle combinaison (que nous appelons “concept”) et nous accompagnons la réorganisation et le déploiement, le changement sur la durée. Il s’agit bien de déconstruction suivie d’une reconstruction. Notre métier est bien de provoquer et accompagner la “métamorphose” de nos clients.

Edgar Morin va plus loin, Lire la suite »

Au fond, je rêve à quoi au delà de la crise ?

 

On en a tous marre de la domination des financiers spéculateurs, des banquiers qui versent des bonus à des gens qui n’ont pas plus de mérite que vous et moi mais qui juste se trouvent à la bonne place ; on en a marre de la malbouffe, de ce qu’on nous cache, des mensonges, des manipulations ; on en a marre du pouvoir autocratique, des dictateurs, des guerres ; on en a marre des planqués, des gens qui râlent et ne font rien, des privilégiés qui se protègent et n’utilisent pas leur situation privilégiée pour contribuer à réduire la violence de  ce monde ; on en a marre de l’injustice économique, du pouvoir excessif des donneurs d’ordre sur les sous traitants, du dumping social, de la libido consumériste des pays riches face aux pauvres du monde.

 

Ce constat fait, cette colère passée, comment fait-on ?

 

De mon point de vue, il y a 2 champs d’action à mettre en œuvre, dans les années à venir. Ils ne constituent pas pour moi des vœux pieu, ils sont ce pour quoi je me bats touts les jours et ce que je cherche à promouvoir. Ils sont concrets. Ils sont en train de se développer.

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Pour une esthétique de l’entreprise

Lors d’une conférence à l’Université Lyon 2 à laquelle j’assistais il y a quelques temps, Suren ERKMAN évoquait cette nécessité pour l’économique de mettre en place une nouvelle esthétique : abandonner ce capitalisme pulsionnel (libido) du XXè siècle qui a épuisé la planète et les hommes et donner place à une esthétique du désir. Ces propos ont cheminé en moi longtemps et prennent sens peu à peu. L’esthétique de l’entreprise a un vrai sens pour moi, même s’il n’est pas facile à formuler. Et cette vision esthétique de l’entreprise est totalement à intégrer à la construction de la nouvelle économie. Lire la suite »

De la puissance à Triesse oui, mais toujours pour le bénéfice de nos clients

J’ai particulièrement mal vécu dans le passé les reproches qui nous ont été faits, directement ou indirectement, de vouloir manipuler les choses, les projets à notre profit.

Si c’était ressenti par nos clients, c’est qu’il y avait une part de vérité. Et ce n’est donc pas cela que je vivais mal.

Ce que j’ai mal vécu c’est de me retrouver dans une situation où cette ambiguïté était possible !

 

C’est que probablement, nous sommes, à ce moment là, sortis de notre métier de service aux entreprises et entrés, du point de vue de ces interlocuteurs, au service de nous-mêmes. Cela nous a d’ailleurs été dit, encore assez récemment, mais plus depuis que nous avons arrêté les clubs et autres projets collectifs.

 

Dans un projet collectif, nous devons assumer un leadership de patron, exprimer de la puissance au service du groupe, dont nous assumons, nous Triesse le leadership. Dans notre métier de service aux entrepreneurs, nous devons assumer une autre sorte de leadership,  au service de la puissance de l’entreprise cliente. Lire la suite »

Pourquoi Triesse met le développement durable au cœur de sa vision ?

 Parce que les règles du jeu du marché sont en train de changer à toute allure et que les engagements développement durable des entreprises et des produits sont devenus clés dans les choix des décideurs, des acheteurs, des partenaires.

Pour nous à Triesse, il est tout à fait clair qu’une entreprise non engagée dans cette mutation verte n’aura de futur que dans le moins disant et le prix bas.

Mutation verte est restrictif, puisque de notre point de vue c’est également une révolution du management, une révolution des valeurs. La crise amplifie ces effets, les accélère et fragilise tous les acteurs qui passent à côté.

 

Alors …

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L’ADN de Triesse

 

Triesse est une communauté créatrice de futur ; de femmes et d’hommes qui partagent des valeurs et le sens  de l’équipe. Des femmes et des hommes qui combinent leurs expériences, leurs intelligences complémentaires, leurs expertises pointues,  pour aider les entrepreneurs à inventer l’entreprise de demain.

 

Triesse c’est une nouvelle façon de voir le monde de demain en couleur : vert comme la croissance du même nom, orange comme l’homme enthousiaste et conquérant d’un monde changeant et toujours plus ouvert, bleu comme la ligne d’horizon à long terme, la réussite future qui donne du sens à mes actions.

 

Triesse c’est l’homme, le dirigeant, Lire la suite »

De la transcendance dans le marketing

Pour César, dans la guerre des Gaules, transcendere signifiait “aller au delà”, “franchir les Alpes. La philosophie ne cesse de s’emparer du mot et de le revisiter. Pour Kant l’objet ou le sujet transcendant dépasse les bornes de l’expérience possible, c’est planant, exorbitant. La vision humaniste de la transcendance de Sartre me va bien: ”l’homme est constamment hors de lui-même et c’est en se projetant (…) hors de lui qu’il fait exister l’homme. C’est en poursuivant des buts transcendants qu’il peut exister”.

sans-titre2Pi, est un nombre transcendant ! Il est fascinant et au sens mathématique non algébrique, irrationnel.

Je prie d’excuser les puristes, j’ai conscience du solécisme, de redescendre tant de “sens” au niveau du marketing. Mais le marketing a besoin de s’élever et pour cela il est nécessaire de lui redonner un sens humaniste. Le marketing est vécu aujourd’hui par les jeunes comme l’école du mensonge. De mon point de vue il doit être l’école de l’humanisme: savoir écouter les hommes, se mettre à leur service, répondre à leurs besoins,être humble car souvent imparfait dans ses réponses, …

Et le marketing doit dans ce sens permettre à l’homme de se dépasser, de trouver du sens, de se transcender, d’exister plus et mieux.  C’est ainsi que l’humanisme sera la principe central du marketing.

la crise des pêcheurs illustre l’importance d’une stratégie d’entreprise qui prenne en compte le DD

Que l’on soit producteur, transformateur, importateur etc, il est essentiel pour la pérennité de l’entreprise d’intégrer la durabilité de ses ressources: que ce soit les problèmes d’eau, d’appauvrissement de sol ou d’instabilité sociale etc…
Garder ce bon sens exige d’investir en temps en argent…La pression de la concurrence et les exigences de rentabilité à très court terme écartent le dirigeant de ces aspects.
Les pêcheurs français (à l’exception de cas vertueux de la coquille st Jaques) ont centré leur stratégie d’entreprise sur l’investissement dans des navires toujours plus puissants…etc…aujourd’hui ils sont pris à la gorge: faiblesse de la ressource naturelle et coût d’exploitation exorbitant…

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