Les outils semi-industriels des filières de proximité
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Interview de Anne Courtois-Degorce, notre consultante Viti-Vini

Anne, as-tu une citation que tu aimes bien et qui te reflète ou qui décrirait ton parcours ?

 « Tu dois devenir l’homme que tu es. Fais ce que toi seul peux faire.

Sois le maître et le sculpteur de toi-même.» Fr Nietsche

Anne Courtois-Degorce

 

Tu as une longue expérience à des postes avec de hautes responsabilités et une double compétence conseil en stratégie et RSE . Pourquoi cette double compétence, ce besoin ?

J’ai au départ une formation agro-viti à Montpellier. J’ai naturellement travaillé d’abord dans le secteur agri-agro avant de le quitter (à regret et je m’en suis aperçue plus tard) pour entrer dans une Agence média de renom où j’ai occupé un poste de Directrice des Etudes marketing.

C’était dans les années 2000, on commençait à parler de développement durable et de RSE et ces approches avaient beaucoup de sens pour moi. Je voulais donner ce sens à mon métier. J’ai demandé une formation Développement Durable, ce qui a amené la Direction de l’Agence à me confier la création de la Direction RSE du groupe. Mon sujet d’alors, c’était la « communication responsable », titre du livre que j’ai co-écrit avec  Alice AUDOUIN et Agnès RAMBAUD-PAQUIN.

Pour être franc, j’ai « ramé » pour réussir à faire évoluer les mentalités et la prise de conscience des impacts de la pub ! Depuis les années ont passé mais beaucoup reste à faire !

Vis-à-vis des dirigeants ? que peux-tu leur apporter et est ce un plus ?

La stratégie, c’est du moyen et long terme (3 à 5 ans). Je recommande aux chefs d’entreprise d’avoir une vision à la fois plus large (le rôle sociétal de l’entreprise) et de plus long terme.

La trajectoire RSE aide à construire cette stratégie ouverte sur un monde plus durable. En effet l’économique et le financier ne suffisent pas et ils sont trop souvent dévastateurs.  La stratégie RSE aide le chef d’entreprise à penser plus large. Et tout dirigeant a besoin aussi de donner du sens à son action, son ambition.

Et puis « réfléchir RSE », c’est se donner plus de chance d’innover, … Les dirigeants doivent avoir en tête que demain, par le digital, le consommateur sera hyper informé, hyper acteur. Les produits alimentaires qui n’intègrent pas ces dimensions plus larges verront leur marché se rétrécir.

Pourquoi cet envie de rapprochement ? qu’est-ce qui t’as séduit chez TriesseGressard ?

L’expertise sectorielle de Triesse-Gressard correspond à mon envie de revenir sur des sujets 100% agricoles et alimentaires. Et Triesse a décidé d’orienter son action sur l’alimentation durable. C’est le bon moment, je crois, et c’est passionnant !

Et puis, il y a l’équipe, jeune, pleine d’initiatives et qui semble porter des valeurs fortes. Un terrain propice pour travailler. Les conditions d’intégration seront essentielles pour réussir car j’habite Paris et la majeure partie de l’équipe est sur Lyon, il va falloir s’organiser. Et charge à moi de montrer que je peux contribuer utilement !